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 Alone after midnight [Fe]

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MessageSujet: Alone after midnight [Fe]   Dim 15 Nov - 3:20


    jack harkness and lizzie lefroy ●
    Minuit : Limite du bonheur et des plaisirs honnêtes ;
    tout ce qui se fait au-delà est immoral.


    Peu à peu, le sous-sol dans lequel s'était installé l'institut Torchwood se vidait, les rares qui restaient présents n'étant là que pour finaliser un inventaire ou encore un calcul compliqué, digne des professeurs de sciences des grandes universités les plus réputées du monde entier. Pourtant, Jack n'avait pas eu besoin d'aller visiter l'Asie, les Etats-Unis ou l'Afrique pour se reconstruire une épique, l'Angleterre avait suffit. On ne se doutait pas qu'autant d'intellectuels peuplaient cet état, et pourtant ! Des tonnes de jeunes gens doués de capacités extraordinaires, qui n'attendaient qu'à être exploitées. Des scientifiques, des médecins, des soldats même... Chacun d'eux avait un petit quelque chose qui les différenciait du reste, et qui faisait qu'ils se trouvaient ici, à Torchwood. Une longue histoire tout ça... trop longue pour être raconter maintenant, plus tard peut-être. Mais tout cela n'avait été recréer que pour une seule et unique personne : le Docteur. Lui, qui avait sauvé tant de vies tout en en détruisant d'autres. Lui, dont la fille était venue le voir pour l'avertir qu'il aurait besoin de son aide. Lui, dont l'une des nombreuses compagnes l'avait d'une certaine manière rendu immortel. Lui, dernier Seigneur du Temps, avec son TARDIS ! Il était à la fois intriguant, effrayant, et incroyablement séduisant ! On se refait pas quand on est Jack Harkness, que voulez-vous. Rien que d'y repenser, il trépignait d'impatience à l'idée de retrouver le Docteur. A chaque fois qu'il le voyait, il se retrouvait dans des situations aussi incroyables les unes que les autres, et il adorait ça ! Sans doute parce qu'il savait que, quoi qu'il arrive, il ne pourrait pas y rester... S'il avait connaissance du danger qu'il courrait, des risques qu'il prenait, peut-être aurait-il d'avantage peur, peut-être ne serait-il pas aussi courageux et impulsif. Mais d'un certain sens, il était en effet effrayé. Effrayé parce qu'il ignorait s'il supporterait encore longtemps cette immortalité qu'on lui avait "offert". Ce fameux Docteur lui avait pourtant jurer qu'il ne pouvait pas mourir, qu'il était une sorte d'anomalie dans le temps et l'espace... Mais il avait le corps d'un humain, et peut-être que ce corps ne supporterait pas le poids des siècles à venir ? Peut-être changerait-il ? Ou peut-être... voudra-t-il se libérer de l'esprit si vieux qui l'habite... Et là, la mort serait possible.
    C'est alors qu'il pensait à tout cela, à ces nombreuses fois où il était décédé et où il était revenue à la vie, que Jack était monté sur le toit du bâtiment, observant la ville plongée dans l'obscurité. Voilà de nombreuses heures déjà que le soleil s'était couché, et plus personne ne se trouvait ici avec lui pour lui tenir compagnie. Une nouvelle fois, il était seul. Était-il destiné lui aussi à finir seul ? Tel un Seigneur du Temps ? Destiné à voir les personnes qu'il aime disparaître alors que lui ne peut partir ? Il l'a déjà vécu tant de fois... Et ce n'est pas l'une de ses choses auxquelles ont s'habitue avec le temps. Ce n'est pas comme lorsque l'on a à faire à des travaux en bas de chez nous. Il suffit juste de ne plus faire attention aux bruits des machines au réveil, et au fil des semaines, on ne les entends même plus. Non, la disparition de proches est bien plus éprouvante qu'un son de marteau piqueur, bien plus douloureuse.

    Un mouvement derrière lui le tira de ses rêveries, et rapidement il conclut qu'il n'était pas le seul à avoir eu besoin de prendre l'air, finalement. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'il mettait les mains dans les poches de sa veste. Comme toujours, Jack portait son uniforme de l'armée de l'air de la seconde guerre mondiale, qu'il ne quittait presque jamais. Il fallait dire que ce style très "années 40" plaisait à plus d'une comme à plus d'un, et qu'il lui allait à la perfection. D'un simple mouvement, il se retourna, faisant face à l'inconnue pas si inconnue que ça. Elizabeth... Une des nouvelles membres de l'équipe actuelle de Torchwood. Très douée, et pas qu'en sciences si vous vouliez l'avis personnel du Capitaine. Il ne l'avait pas toujours traité comme une collègue, l'ayant rencontré pour la première fois bien avant de l'engager. Cette soirée, après cette rencontre au bar, il s'en souvenait encore, et dans le bon sens rassurez-vous. Cela l'avait même amusé de voir qu'elle faisait partie de ces nouvelles recrues qu'il avait dû contacter, mais c'était bien loin de lui déplaire.


    - Comme ça on a aussi besoin de s'aérer l'esprit, Elizabeth ?

    Combien de temps cela faisait qu'ils ne s'étaient pas retrouvés tout les deux ? Quelques mois... depuis qu'il était allé la chercher pour qu'elle intègre l'équipe, en réalité. Depuis ce jour, ils ne se voyaient qu'en compagnie d'autres scientifiques pour la plupart du temps, ou ne faisaient que se croiser à la va-vite. C'était dommage d'ailleurs.. Oui car autant le dire, Jack ne rechignait pas à se trouver en compagnie de femme telle que Miss Lefroy, bien au contraire.
    Il fit un pas dans sa direction, avant de finalement levé les yeux au ciel, comme si soudainement les étoiles l'intéressaient. C'est vrai que c'était une belle nuit, ni trop sombre ni trop claire, juste comme il faut... Une nuit de pleine lune en plus, ces préférés. Même si dès qu'il pensait pleine lune, il pensait forcément loup-garou, bêtes féroces, fantastiques... Tout le blabla, en bref. Il ne s'était jamais demandé si les loups-garous avaient une planète bien à eux... Il faudrait qu'il pense à poser la question au Docteur, le jour où il le reverrait, ça pourrait être intéressant.


    - Peut-être bien qu'en ce moment, on est observé par des aliens... C'est étrange, non ? Non. Moi je trouve ça... excitant. Puis amusant aussi, mais surtout excitant. D'être observé, d'être obligé de se cacher... après, par des aliens ou non...

    Son éternel sourire vient orné son visage, alors qu'il baissait les yeux vers Elizabeth. Il ne fallait plus s'étonner d'un tel comportement du Capitaine, c'était naturel chez lui, il n'y pouvait rien... Et c'est ce qui faisait son charme. Ou du moins, c'était ce qu'on lui disait.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 15 Nov - 13:12

    Minuit était passé depuis déjà bien trop longtemps au goût d’Elizabeth, qui avait été obligée de rester travailler un Vendredi soir. Certes, elle aurait très bien put s’en aller, mais étonnement, elle avait ce que certains appelaient une conscience professionnelle, et qui lui rappelait constamment que si elle avait pris un peu de retard dans son travail, c’était parce qu’elle perdait trop de temps à discuter à la machine à café ou à fumer dehors. Mais bon, il y avait aussi le fait que son travail était d’une importance capitale qui la retenait couramment tard le soir dans les sous-sols de l’institut Torchwood. Mais jamais encore elle n’était restée aussi tard et elle était presque persuadée d’être la dernière à être encore ici. Un vendredi soir, après minuit, tout le monde était de sortie et non pas entrain d’essayer de résoudre cette équation sur laquelle Elizabeth et ses collègues travaillaient depuis désormais plus d’une semaine. Une équation à pas moins de quatre inconnues, mais surtout avec des variables qui auraient fait s’évanouir n’importe quel scientifique trop terre-à-terre pour envisager une vie extra-terrestre. Elizabeth, elle, s’était faite à l’idée depuis bien longtemps, elle savait que le Monde se devait d’avancer, de vivre dans le progrès, s’il ne voulait pas être complètement effacé. Et c’était aussi pour ça que cet institut avait été crée.

    Elle se souvenait encore du jour où elle avait vu son chef venir la voir pour lui proposer un poste ici. Sur le coup, elle avait été abasourdie de voir de qui il s’agissait, car ce n’était pas exactement la première fois qu’ils se rencontraient tous les deux. Non, loin de là. Fort heureusement, Lizzie avait gardé un excellent souvenir de leur première rencontre et même si on lui avait souvent dit que si un jour ça lui arrivait, elle se sentirait gênée, ce jour-là, elle en avait plus rigolé qu’autre chose. Elle n’était pas du genre à s’en faire pour si peu, ils étaient tous les deux adultes et consentant, et ce qui était arrivé ce soir là après leur rencontre dans un bar n’avait rien de spécialement honteux. En plus de ça, Jack Harkness lui-même, son chef en question, n’avait pas l’air d’être dérangé le moins du monde par ce qui s’était passé quelques années plus tôt pendant les études de Lizzie, alors à quoi bon se tracasser pour si peu ? En tout cas, la surprise avait été de taille, mais ça avait été dans l’ensemble, une bonne surprise..

    Depuis ces quelques mois que Elizabeth était à Torchwood, elle n’avait d’ailleurs jamais eut l’occasion de vraiment lui parler, elle trouvait ça dommage parce qu’au fond, elle l’aimait bien ce Jack. Mais elle avait été tellement prise par son boulot, et il y avait un fossé qui le séparait généralement des scientifiques dans son genre. Les seules rares fois où ils s’étaient croisés, Lizzie était toujours entourée de quasiment toute l’équipe de scientifique, donc ça ne comptait pas vraiment. Mais ce soir là, vu l’heure qu’il était et le temps qu’elle avait déjà passé sur son équation alien, elle décida de s’accorder quelques minutes de repos, histoire de se remettre les idées au clair, dans l’espoir de voir le problème sous un nouvel angle et de réussir à résoudre cette équation qui la rendait chèvre. Elle entra donc dans l’ascenseur qui se trouvait à son sous-sol et hésita quelques instants entre le rez-de-chaussée de le toit.. Elle finit par appuyer sur le bouton de ce dernier, ayant plutôt envie d’être tranquille et voulant aussi profiter de la superbe vue que l’immeuble offrait. Elle arriva sur le toit en moins de deux minutes et commençait à fouiller dans ses poches pour en sortir son paquet de cigarettes ainsi que son briquet quand elle entendit une voix familière. Automatiquement, un léger sourire se dessina sur ses lèvres, comme si les souvenirs de la nuit de leur rencontre remontaient à la surface.


    - Comme ça on a aussi besoin de s'aérer l'esprit, Elizabeth ?

    Elizabeth le vit s’avancer vers elle, juste d’un pas, avant qu’il ne s’arrête et se mette à contempler le ciel. Elle haussa légèrement les sourcils, même si un sourire amusé était déjà né sur son visage. Elle releva les yeux elle aussi et admira la somptuosité de la voûte céleste pendant quelques secondes.. Elle était toujours surprise de se prendre à rêver dés qu’elle regardait le ciel désormais. Petite, ce ciel elle le trouvait juste magnifique, elle avait toujours refusé de croire à une vie extra-terrestre, jusqu’à bien sur tout ces incidents arrivés partout dans le monde, spécialement à Londres, où elle habitait. Depuis, elle se prenait à rêver qu’un jour elle voyagerait dans l’espace, à la découverte de nouvelles sortes de vie et de planètes complètement inconnues. C’était aussi pour ça qu’elle avait accepté de travailler ici, pour en apprendre plus, pour faire partie de cette famille presque qui connaissait mieux que quiconque l’existence des aliens. Elle soupira devant l’immensité de l’univers qui s’étendait devant eux et qui dévoilait un peu plus de ses mystères chaque jour avant de rebaisser les yeux. Jack lui, avait toujours les yeux rivés vers les étoiles. Elle se rapprocha légèrement de lui en souriant, et finalement, le jeune homme baissa les yeux et la regarda en lui lançant son habituel sourire charmeur.

    - Peut-être bien qu'en ce moment, on est observé par des aliens... C'est étrange, non ? Non. Moi je trouve ça... excitant. Puis amusant aussi, mais surtout excitant. D'être observé, d'être obligé de se cacher... après, par des aliens ou non...

    Elle se contenta de sourire pour toute réponse dans un premier temps, tandis qu’elle s’approchait du rebord de l’immeuble. Elle profita quelques instants de la vue, la ville sous ses yeux qui s’étendait à perte de vue, puis elle replongea son regard dans les étoiles. Le ciel qui s’étendait devant elle était tellement infiniment plus grand et plus beau.. Elle se retourna vers Jack et s’appuya dos au rebord tout en répondant finalement :

    - Tu sais, je ressens exactement la même chose.. Il y a tant de personnes qui refusent l’existence des aliens parce qu’ils ont peur, qui préfèrent nier l’évidence.. A vrai dire devoir se cacher, je trouve ça nettement plus excitant qu’effrayant aussi..

    Elle lui lança un regard malicieux. C’était vrai qu’elle se sentait on ne peut plus à l’aise en présence du Capitaine Jack, alors que même elle s’était dit que peut-être, elle se sentirait légèrement gênée. Mais non pas le moins du monde, au contraire même, on pouvait dire qu’elle n’était pas mieux que lui. D’ailleurs elle le tutoyait, c’était peut-être légèrement déplacé, mais elle était certaine qu’il ne s’en formaliserait pas. Et puis après tout, ce n’était pas comme s’ils ne se connaissaient pas du tout en-dehors de Torchwood, hein ? Enfin dans tous les cas, Lizzie se rendit soudain compte qu’elle était venue pour une bonne raison et qu’avec la présence de Jack, elle avait un peu oublié tout ça. Elle replongea sa main dans sa poche et en sortit son paquet de cigarette et son briquet. Elle alluma une cigarette et réalisa seulement après que la fumée pouvait déranger le Capitaine.

    - Ça te dérange si je fume ?

    Encore une fois, elle ne pensait pas réellement que Jack allait lui répondre oui, mais bon, question de politesse malgré tout. En tout cas, elle se sentait étonnement à l’aise ce soir là, et même si c’était vrai, elle n’avait jamais été du genre timide ou associable, elle se surprit plus d’une fois à avoir envie d’engager naturellement la conversation. Elle en oublierait presque que c’était son boss tiens.

    Tu n’as pas changé d’un pouce depuis la première fois qu’on s’est vu.

    Elle était quand même assez audacieuse de faire revenir spontanément le sujet sur le tapis, mais que voulez-vous, ça devait être le charme du Capitaine qui était à l’œuvre.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Mer 18 Nov - 21:28

    Il ne la quitta pas des yeux, alors qu'elle se dirigeait vers le rebord du toit, l'observant alors qu'elle contemplait le paysage qui lui était offert. La nuit était son moment préféré de la journée, là où tout les vices sont de sortis et les aliens également. Puis il avait toujours trouvé que tout était beaucoup plus vrai la nuit, même les personne, elles se dévoilaient plus facilement. C'était étrange d'un côté, mais il aimait bien cette impression.. Il s'était même déjà demandé si les rayons de la lune ne contenait pas quelconque gaz qui puisse avoir un effet tel quel sur l'être humain.. Mais il avait rapidement abandonner, trop de réflexions. Néanmoins, tout les moments marquants de sa vie - ou presque - c'étaient déroulés au clair de lune, comme aujourd'hui, où il se retrouvait pour la première fois depuis longtemps en "tête à tête" avec Lizzie, une fois minuit passé, dans l'obscurité. Sortit de ses réflexions par la voix de cette dernière, il ne put empêcher un sourire de se former de nouveau sur son visage à sa réponse. Elle lui ressemblait énormément, au fond. La même manière de penser, en particulier. C'était un peu comme s'ils se connaissaient tout en ne sachant rien de l'autre. Il est vrai que, même si les dossiers des membres de Torchwood était très remplis, il n'avait jamais cru bon de s'insinuer dans leur vie privée, qui souvent n'était pas des plus joyeuses. Il trouvait aussi cela injuste de savoir tout sur eux alors que lui ne se confirait sans doute jamais sur ses origines et sa vie, malgré qu'il soit très proche de ses collègues. C'était là l'une des raisons qui le poussait à ne jamais se renseigner sur la vie privée de ses éléments qu'en cas de nécessité. Il n'était pas non plus curieux, loin de là, même si parfois il se montrait pire qu'indiscret.. C'était juste qu'il était trop libre d'esprit par moment, et qu'il s'emportait sans vraiment s'en rendre compte !

    - Ça te dérange si je fume ?
    - Pas le moins du monde !


    De nouveau, il ne put s'empêcher de lui sourire, sans doute un tic qu'il avait prit à force de fréquenter des Ecossais. Il est vrai que lui ne fumait pas, ou du moins plus. Pendant une période de son existence, il s'était mit à la nicotine, sans vraiment se rendre compte de l'utilité de consommer ce genre de produit. Alors, il s'était arrêté, du jour au lendemain, tout simplement. Il ne risquait rien de toute façon, même s'il attrapait un cancer, il n'aurait qu'à mourir une fois avant de ressusciter ! A croire qu'on pourrait le prendre pour le Jésus Christ des temps modernes, mais il ne tentait pas non plus toutes les cascades possibles pour voir jusqu'où il pourrait pousser ses limites. Il craignait bien de trop de n'avoir qu'un nombre de vie restreint, qui devait avoir bien diminuer depuis toutes ces décennies.

    - Tu n’as pas changé d’un pouce depuis la première fois qu’on s’est vu.

    Ah ! Voilà ce qu'il attendait. Depuis combien de temps n'avait-il pas reparler de cette soirée ? Un bon bout de temps. Mais elle n'en faisait pas trop en disant qu'il n'avait pas changé d'un pouce, c'était bien vrai. Pas une ride en plus, pas un seul cheveu blanc, rien. Son physique resterait aussi éternel que lui, et il pourrait draguer les jolies filles et jolis garçons indéfiniment ! (si seulement il savait ce qu'il allait devenir le pauvre !) Ce compliment - parce que oui, c'en était un d'après lui - lui fit quand même plaisir... Quoi ? Savoir qu'il était toujours aussi séduisant, normal que ça lui faisait plaisir !

    - Je fais beaucoup de sport, ça doit sans doute aider. Ne put-il s'empêcher de faire remarquer tout en souriant toujours d'un air si charmeur. En tout cas, toi, tu n'as fait que gagner en beauté depuis notre rencontre !

    Il n'était pas gêné du tout du fait de faire allusion à la première fois qu'ils s'étaient vus de la sorte. Qui viendrait les déranger, de toute manière ? A cette heure là, ils étaient tous en train de dormir bien au chaud dans leurs lits, les autres ! Et même si quelques masochistes restaient à travailler si tardivement, l'idée ne leur viendrait jamais de faire un tour sur le toit, tellement ils devaient être occupés. Il appréciait de pouvoir parler aussi librement à Elizabeth, sans doute le fait de la connaître avant de l'engager faisait de leur relation quelque chose de moins professionnel. En tout les cas, sa présence ne faisait que le mettre de meilleure humeur qu'il ne l'était déjà, et il ne tentait même pas de le cacher.

    - D'ailleurs c'est quand tu veux, pour se refaire une soirée ! Ajouta-t-il malicieusement.

    Jack et ses sous-entendus si bien dissimulés ! Mais ce n'était pas de sa faute à lui, s'il était aussi impulsif et franc. Il parlait plus que ne pensait, sauf quand il s'agissait du travail, là il savait être un minimum sérieux et réfléchir - sinon il ne serait pas le patron. Quoi que son charisme et son charme devait peser lourd sur la balance... Il n'allait pas non plus s'en plaindre ! C'était la seule chose qui le motivait sur cette Terre, et l'éternité passe plus rapidement quand on a quelque chose à faire pour s'occuper, et des personnes avec qui la partager.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Jeu 19 Nov - 17:07

    - Pas le moins du monde !

    Elizabeth se contenta de lui rendre son sourire avant d’allumer sa cigarette donc. Elle se surprenait d’ailleurs à réussir à faire allusion avec autant de facilité et d’aisance le jour, ou plutôt la nuit, de leur rencontre. Elle n’arrêtait de repenser à cette fameuse nuit dés qu’elle l’avait en face d’elle, et sans dire que c’était désagréable.. C’était comment dire. Déstabilisant, ou plutôt déconcentrant. Il fallait quand même avouer que ça ne devait pas être facile de travailler et de réfléchir normalement quand on ne cessait de se refaire ce genre de films dans sa tête. Elle commença à sourire malicieusement toute seule en y repensant encore mais finit par chasser ses pensées de sa tête, voulant éviter de passer pour une dingue quand même. Mais une pensée nettement plus désagréable vint remplacer les souvenirs de sa rencontre avec Jack, elle commença à se demander ce que penserait ses parents de ce qu’elle était devenue, enfin surtout sa mère. Son regard devint légèrement plus grave l’espace de quelques instants mais Jack devait probablement penser qu’elle était plongée dans ses pensées sur son boulot, ou sur la vie extra-terrestre en générale. Ce genre de pensées revenaient incessamment dans l’esprit de Lizzie, et elle ne se faisait plus beaucoup d’illusions, ça n’allait pas s’arrêter de sitôt, peut-être même jamais. Mais elle fit comme toujours, elle se concentra pour penser à autre chose et reporta donc automatiquement son attention sur la personne qu’elle avait en face d’elle, en l’occurrence Jack, et autant dire qu’elle ne perdait pas au change.

    - Je fais beaucoup de sport, ça doit sans doute aider. En tout cas, toi, tu n'as fait que gagner en beauté depuis notre rencontre !

    Et son habituel sourire charmeur aux lèvres. A vrai dire Elizabeth n’avait beau ne pas spécialement le connaître (enfin elle le connaissait de plus près que pas mal de gens, mais ne lui parlait quasiment jamais Arrow), elle avait l’impression de connaître ce petit sourire charmeur par cœur, tout simplement. Il fallait aussi dire que Jack ne lésinait pas avec tout ce qui pouvait le rendre plus séduisant et ce sourire en faisait indéniablement partie. Elizabeth ne comptait même plus le nombre de fois qu’elle avait aperçut son patron entrain de sourire comme ça à une jeune femme naïve (ou pas d’ailleurs). A chaque fois ça l’amusait assez de le voir à l’œuvre, mais c’était autre chose quand il vous souriait à vous, c’était presque comme envoûtant. Voilà ce que c’est que d’être aussi « good-looking & handsome ».

    En tout cas elle lui rendit son sourire quand il lui dit qu’elle était belle. Ah ça elle ne pouvait pas le nier, il savait s’y prendre avec les femmes. Elle se contenta de le regarder l’air assez peu convaincue, mais ne pouvant s’empêcher de sourire malgré tout. Elle était toujours déstabilisée quand on la complimentait, elle n’en avait pas eut l’habitude quand elle était enfant, et désormais elle avait du mal à rester naturelle. Elle se reprit néanmoins rapidement, se rendant bien compte que Jack disait ça à toutes les femmes qu’il croisait. Malgré tout, c’était toujours assez flatteur et elle ne put s’empêcher de se rapprocher de lui, de mettre sa main sur son bras comme pour vérifier s’il était effectivement musclé lui dire en lui lançant un sourire malicieux :

    - Mouais, ça peut aller. En tout cas merci.

    Elle lui lança un sourire amusé avant de se reculer légèrement, histoire de ne pas avoir l’air de vouloir être trop proche physiquement de lui, qu’il ne se fasse pas d’idées.. Bon, c’était quand même vrai que Jack avait le pouvoir d’attraction d’une gigantesque planète, et que toutes les femmes se retrouvaient automatiquement mises en orbite autour de lui si elles se risquaient trop près. Elizabeth préférait rester prudente, elle savait qu’elle n’était pas le genre de filles à se faire avoir assez facilement, mais elle avait déjà vu tellement de fois la même scène d’adulation autour de Jack depuis les quelques mois qu’elle était là, qu’elle préférait jouer la sécurité.

    - D'ailleurs c'est quand tu veux, pour se refaire une soirée !

    - Oh pitié ne me tente pas.

    Ne put-elle s’empêcher de marmonner à mi-voix, mais juste assez fort pour que Jack, juste en face d’elle, puisse l’entendre. Elle lui lança un sourire malicieux, pour lui prouver qu’il ne réussirait pas à la déstabiliser s’il s’aventurait sur ce terrain là, Elizabeth assumait totalement ce qu’il s’était passé entre eux et elle n’allait pas changer de point maintenant qu’elle l’avait à nouveau en face de lui « en tête-à-tête ». En tout cas elle tira une nouvelle bouffée de sa cigarette machinalement et alla s’asseoir sur le rebord de l’immeuble contre lequel elle était appuyée un peu plus tôt. Elle jeta un coup d’œil dans le vide pour voir où elle atterrirait si jamais elle tombait en arrière, puis elle se retourna à nouveau vers Jack comme si elle n’avait pas réalisé qu’il y avait à présent un tout petit mètre entre elle et une chute mortelle d’au moins 50 mètres. Elle n’avait jamais eut le vertige et elle était persuadée qu’il n’y avait aucun danger, elle était tout sauf maladroite et il faudrait que quelqu’un la pousse pour qu’elle réussisse à tomber de là où elle était, et heureusement, Jack n’oserait pas, enfin, elle espérait.

    Tu n’aurais pas peur que je t’accuse de harcèlement ?

    Elle avait lancé ça sur le ton de la plaisanterie, son éternel sourire mi-amusé, mi-malicieux aux lèvres. C’était assez surprenant la façon qu’elle avait de tourner en dérision des choses avec lesquelles d’autres se seraient inutilement pris la tête, comme le fait de passer une nuit avec quelqu’un qui s’avère être votre employeur quelques temps plus tard.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 5:55

    Elle osait ! Elle osait mettre à l'épreuve sa force de gorille ! Oui bon, la comparaison n'est pas très flatteuse mais c'est tout ce que j'ai trouvé à cette heure là, donc on me pardonne. Cependant, le contact de sa main ne le dérangeait pas, bien que sur ce coup le manteau empêchait le contact. Pourtant, ce n'était pas lui qui l'avait stoppé cette première nuit.

    - Mouais, ça peut aller. En tout cas merci.
    - Je m'attendais à une autre sorte de compliments, mais je me contenterais d'un "Mouais". Mais de rien ma jolie !


    Bien sûr, elle n'était pas la première à qui il donnait ce genre de surnom, et sans doute pas la dernière. Combien de relations sur le court ou long terme avait-il bien pu avoir ? Beaucoup. Même si certaines le marquait plus que d'autres, comme celles où il en était allé jusqu'au mariage, voir même à avoir une fille... Mais c'était une toute autre histoire, qui n'était pas encore à raconter pour aujourd'hui. Sa vie s'étalait sur tellement de décennies qu'il était impossible de savoir combien de jeunes femmes ou jeunes hommes avaient pu croiser son chemin ! Que ce soit en Angleterre ou autre d'ailleurs.
    Il ne se gêna pas pour répondre à son sourire, heureux de voir qu'il faisait toujours autant d'effet sur la gente féminine. Difficile d'en douter d'un côté ! Et même si Lizzie prenait le soin de s'écarter de lui, c'était simplement pour ne pas être soumise de trop près à la tentation.. On la comprenait. Ne pensez pas qu'il se flattait en pensant cela, il était juste réaliste, rien de plus ! Pourtant, elle était différente des autres. Elle avait mit beaucoup plus de temps avant de céder que la plupart des autres femmes qu'il avait séduit, et aujourd'hui encore elle lui résistait. Raison sans doute qui le poussait à vouloir tester ses limites en recommençant son jeu de séduction. Qu'ils travaillent ensemble maintenant ne le dérangeait pas le moins du monde ! Au contraire, il avait toujours trouvé ça amusant les liaisons entre collègues à cacher aux autres... Mais bon, il voyait un peu loin pour l'instant, il n'en était qu'au stade de la discussion. Toujours à prévoir des choses qui n'arriveraient peut-être jamais, ce Jack !

    Quand il vous disait qu'elle était malgré elle tenté... Ça venait de se confirmer par sa phrase tout juste lancée ! Malgré tout, le sourire qu'elle lui lança à la suite lui montra bien que ce ne serait pas un jeu d'enfant, ce qui le motivait plus que ne le faisait perdre espoir. Une lueur plus méfiante passa dans ses yeux lorsqu'il la vit s'approcher si près du rebord. Peut-être n'avait-elle pas le vertige, mais un faux mouvement suffirait à causer sa chute... Et ça faisait mal, à cette hauteur. Il avait déjà essayé une fois oui... Et s'il devait recommencer, ce ne serait pas par plaisir, plutôt se prendre une balle en pleine tête, au moins ça c'est pas aussi douloureux ! Si jamais il la voyait vaciller, il n'hésiterait pas une seconde à sauter pour se placer de manière à ce que les dégâts sur elle soit limités. Son équipe, c'était ce qui comptait le plus pour lui, après le Doctor sûrement. Il ferrait tout le temps en sorte qu'elle ne soit pas trop exposée en danger, même si la mort était parfois inévitable, il l'avait vu bien trop de fois.
    Pour plus de sécurité, il décida de s'approcher à son tour du bord, s'adossant au rebord et souriant largement à la réplique de la scientifique. Elle avait beau oser douter de sa musculature, elle n'irait jamais le vendre aux autorités.


    - Je ne risque rien, Torchwood est au-dessus de la police. Puis il suffirait juste que je drague un peu le gardien pour être libéré de tout soupçons !

    Le pire, c'est sans doute que c'était vrai. Très peu de personnes aujourd'hui encore arrivait à ne pas craquer, même Lizzie qui avait tenue pourtant plus longtemps que la moyenne, alors que ce maudit Doctor n'avait toujours pas daigner répondre à ses avances. C'était même sans doute le seul et l'unique sur la liste pour le moment.

    - Je peux te poser une question ? Dit-il soudain en se redressant et en se rapprochant un peu plus de la jeune femme. C'est d'ordre strictement professionnel bien entendu. Ajouta le Capitaine tout en réduisant encore un peu la distance qui les séparait.

    Cette nouvelle proximité lui arracha un sourire, alors que maintenant seulement deux ou trois centimètres tout au plus les séparaient. Puis sans prévenir, il s'écarta de nouveau, passant une main dans ses cheveux d'une manière irrésistible, et tournant sur lui-même une fois, la questionna :


    - Je suis mieux avec ou sans le manteau ? Il paraît que ça donne un air plutôt charmant.. Mais d'autres trouve que ça fait ringard. Moi je l'aime bien mon manteau. Je l'ai depuis toujours ! On a vécu pleins de choses ensemble... C'est comme si c'était ma femme. Sauf qu'il fait pas la cuisine, le ménage, le repassage... Et qu'il porte pas de bague, ni mon nom.

    D'un côté, il doutait que la mairie accepte de mettre un manteau à son nom, ils éclateraient sans doute plus de rire qu'autre chose si jamais Jack se pointait là-bas en avouant vouloir épouser un vêtement. Qui était loin d'être un simple vêtement qu'on oublie au fond d'un tiroir quelques mois plus tard pourtant ! Ce manteau, c'était son identité propre, sa vie entière. Il en mourrait s'il le perdait ! Mais il avait quand même besoin de savoir si ça le mettait réellement en valeur.. ou pas. Sans doute une question stupide dans une telle situation, mais c'était vital pour sa santé mentale, il allait en devenir fou autrement !


(Désolée c'est pas génial, mais à cette heure je peux pas faire grand chose.. et j'avais absolument envie de répondre. )
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 17:08

    - Je ne risque rien, Torchwood est au-dessus de la police. Puis il suffirait juste que je drague un peu le gardien pour être libéré de tout soupçons !

    Un large sourire amusé s’empara des lèvres d’Elizabeth en entendant ce qu’il avait trouvé à répondre. Elle l’accusait de harcèlement et lui il lui parlait de draguer un gardien. C’était Jack dans toute sa splendeur. Heureusement pour Lizzie, elle était déjà au courant de la bisexualité de son patron, sinon elle aurait été capable de tomber à la renverse de surprise, et comme il dit, ça pourrait bien faire mal. Enfin si elle avait sut qu’il viendrait la sauver, elle aurait peut-être tenter l’expérience, allez savoir. Elizabeth aimait bien flirter avec la mort, bon elle n’était pas suicidaire non plus donc là, sans savoir qu’il viendrait la sauver, elle n’allait pas sauter volontairement, rassurez-vous. En tout cas elle préféra ne rien répondre à ça, de toute façon il avait réponse à tout celui-là . Elle finit sa cigarette et la jeta un peu plus loin sur le toit avant de se retourner à nouveau vers Jack.

    - Je peux te poser une question ? C'est d'ordre strictement professionnel bien entendu.

    « Oui oui je n’en doute pas une seule seconde » pensa-t-elle si fort qu’il l’avait probablement entendu, tout en levant les yeux au ciel. Elle sourit en le voyant se rapprocher encore et encore, jusqu’à ce que finalement il n’y ait plus qu’un ou deux centimètres entre eux deux. Encore une fois, elle n’était pas le moins du monde déstabilisée par cette proximité, bien au contraire même. Et puis, ce n’était pas comme s’ils étaient de parfaits inconnus l’un pour l’autre, dire le contraire aurait été mentir. Elle pouvait même sentir le souffle de son patron tellement ils étaient proches l’un de l’autre et de nouveau, un sourire malicieux vint se former sur les lèvres d’Elizabeth, avant qu’elle ne sursaute légèrement en le voyant s’écarter si brusquement. Dommage Elle le vit commencer à tourner sur lui-même en se passant une main dans les cheveux. Il était vraiment irrésistible quand il s’y mettait, et Lizzie avait beau ne pas être du genre à craquer tout de suite, elle devait bien avouer que Jack dégageait quelque chose d’assez exceptionnel et de terriblement attirant. Après tout, elle n’était pas une sur-femme () et elle avait ses faiblesses comme tout un chacun, Jack réussirait peut-être finalement à l’atteindre. Enfin, on en était encore assez loin, et pour l’instant elle se contentait encore de jouer en quelque sorte. C’était ce qu’elle avait toujours fait, et c’était bien plus amusant comme ça non ?

    - Je suis mieux avec ou sans le manteau ? Il paraît que ça donne un air plutôt charmant.. Mais d'autres trouve que ça fait ringard. Moi je l'aime bien mon manteau. Je l'ai depuis toujours ! On a vécu pleins de choses ensemble... C'est comme si c'était ma femme. Sauf qu'il fait pas la cuisine, le ménage, le repassage... Et qu'il porte pas de bague, ni mon nom.

    Lizzie se mordilla légèrement la lèvre inférieure pour s’empêcher de rire devant le monologue sans queue ni tête de Jack. Elle savait qu’il y tenait à son manteau mais quand même, de là à vouloir le demander en mariage.. D’un autre côté, ça expliquerait pas mal de choses. Si Jack était parfaitement incapable de s’attacher à quelqu’un émotionnellement c’était uniquement parce que son cœur appartenait à son fameux manteau scratch Mais oui voilà, Lizzie la tenait son explication, il allait falloir qu’elle s’en souvienne et qu’elle en parle autour d’elle.

    - Une femme ne sert pas qu’à faire la cuisine, le ménage et le repassage au fait.. Je pensais que tu avais eut l'occasion de t'en rendre compte..

    Elle lui lança de nouveau un sourire malicieux avant de sauter du rebord pour se remettre sur ses pieds. Elle fixa pendant quelques secondes Jack, examinant son manteau sous toutes les coutures (sans jeu de mot ), faisant semblant d’être dans une concentration parfaite et totale. Tout ça pour juger un manteau, non mais je vous jure. Enfin, elle finit par se rapprocher encore de lui, gardant néanmoins un bon mètre entre eux deux, et finit par donner son verdict :

    - Non non j’aime le manteau, ça fait très old school. Très bon goût.

    Finit-elle par dire tout en faisant semblant d’avoir un avis d’experte. Elle avait même sortit des mots qui faisaient bien stylistiques et tout.. Ahlala irrécupérable celle-là. Enfin elle se rapprocha encore légèrement, à l’instar de lui tout à l’heure, jusqu’à n’être qu’à plus que quelques centimètres. Elle posa ses mains sur son torse et.. Enleva son manteau . Elle en profita au passage pour voir s’il était plus musclé des pectoraux et ne put s’empêcher de répliquer tout en enfilant le manteau qu’elle venait d’enlever à Jack.

    - J’ai changé d’avis. Je vais passer d’un « Mouais » à un « Pas mal du tout ». Sinon il me va bien au moins ?

    Elle lui lança un sourire amusé tout en se contorsionnant pour essayer de voir comme ça donnait de derrière. Mais bon, elle ne se faisait pas énormément d’illusion, le manteau était trois fois trop grand pour elle et il trainait même par terre. Elle le souleva légèrement pour éviter qu’il ne soit trempé puis s’écarta à nouveau et retourna s’asseoir au même endroit que tout à l’heure, sur le rebord, à à peine un mètre du vide. Cette fois-ci, elle ne prit même pas la peine de regarder en arrière pour voir la chute qu’elle ferait si elle tombait en arrière. De toute façon, ce rebord là donnait sur une ruelle adjacente au bâtiment de l’institut et elle était à peine éclairée, ce qui faisait qu’on ne voyait pas grand-chose..

    - J’ai la classe, non ?

    Rajouta-t-elle en lançant un nouveau sourire malicieux à Jack, bien consciente cependant que c’était du gâchis que de mettre un manteau aussi superbe sur elle. Elle n’avait pas exactement la physionomie parfaite pour ce genre de vêtement. Mais au moins il tenait chaud.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 19:35

    Bien entendu, il ne doutait pas que la situation devait être plus que comique. C'était rare de voir un homme comparé un simple vêtement à sa femme... Mais on finissait par s'habituer au comportement parfois étrange de Jack, et tout le monde ici savait à quel point il tenait à ce manteau, ce n'était pas comme s'il venait d'apprendre quelque chose à Elizabeth ! Il lui donnait tout l'amour possible, et ne supportait pas de s'en séparer ou de ne pas l'avoir à portée de main. Comme si, après tout les voyages dans le temps et tout les évènements paranormaux qu'ils avaient vu ensemble, une sorte de lien s'était tissé. Ça faisait peur, non ? scratch

    - Une femme ne sert pas qu’à faire la cuisine, le ménage et le repassage au fait.. Je pensais que tu avais eut l'occasion de t'en rendre compte..

    Il ne put que répondre à son sourire alors qu'elle faisait cette remarque. Il y avait des choses qu'un manteau ne pourrait jamais faire... Sauf si la science évolue considérablement dans les années à venir. Il aurait bien l'occasion de le voir de toute manière, et sans doute repenserait-il à cette conversation si jamais cela arrivait. Il avait une telle mémoire qu'il pouvait encore se remémorer la moindre discussion qu'il avait pu tenir cinquante ans avant aujourd'hui, ce qui pouvait se révéler effrayant pour lui-même par moment. Il avait peur qu'un jour, son cerveau emmagasine tellement de chose qu'il ne puisse plus tenir le choc.
    Mains dans les poches, il la regarda venir vers lui et prendre une tête d'examinatrice professionnelle, alors qu'au bout d'un instant elle finit par enfin donner son avis, qui lui convenait parfaitement à dire vrai. Satisfait de ce jugement, il arbora un air fier digne de ceux des soldats dans les films de guerres... Auxquelles ils avaient pu participer. Les guerres, pas les films hein. C'était d'ailleurs lors d'une bataille qu'il avait découvert qu'il ne pouvait pas mourir... Mais passons. Le vocabulaire qu'utilisait Lizzie, jouant parfaitement le jeu, lui arracha un nouveau sourire alors qu'il dévoilait ainsi sa dentition parfait. Il était parfait. Il avait très bon goût en plus, d'après les dires de la scientifiques. Et ses chevilles se portaient à merveille, ne vous en faites pas non plus.
    Tout comme lui quelques instants plus tôt, elle finit par se rapprocher de lui, ne laissant que quelques centimètres entre leurs deux corps, alors qu'il restait souriant sans montrer cependant plus d'enthousiasme. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle lui retira SON manteau ! Il n'aurait pas imaginé qu'elle aurait fait ça quand il avait sentit le contact de ses mains sur son torse à travers le tissu de sa chemise ! A la fois outré et impressionné de ce qu'elle venait de faire, il ne réagit vraiment que lorsqu'elle s'adressa à lui, ne faisant que regonflé son ego de seconde en seconde.

    - J’ai changé d’avis. Je vais passer d’un « Mouais » à un « Pas mal du tout ». Sinon il me va bien au moins ?
    - Si on continue comme ça, dans mon d'une demie-heure on sera déjà rendu au « Parfait » ! Il te va à ravir.. Un peu grand peut-être, mais hormis ce détail, tu es parfaite !


    Il n'allait pas non plus lui crier dessus, il n'avait plus de voix de toute manière, à cause des tonnes d'ordres qu'il avait dû hurler à ses employés toute la journée. Puis, ce n'est pas comme s'il ignorait où il se trouvait. Il était juste en face de lui, porté par une très belle jeune femme, ce dont il n'irait sans doute pas se plaindre non plus, le manteau.
    Il n'hésita pas à la suivre alors que de nouveau elle allait s'asseoir sur le rebord, plus proche du vide qu'auparavant. Elle n'avait pas l'air effrayé, ni même inquiète, de tomber. Il doutait bien qu'elle soit suicidaire, et ne s'étonnait même pas d'un tel calme émanant d'elle. Tout ceux qui travaillaient à Torchwood étaient là parce qu'ils avaient déjà vu des choses bien plus effrayant qu'une ruelle cinquante mètres en dessous d'eux.

    - J’ai la classe, non ?
    - Oh mais tu n'as pas besoin du manteau pour l'avoir, c'est naturel chez toi.
    Un compliment de temps à autre ne faisait pas de mal. Mais le manteau rajoute un plus, c'est vrai. Attends, regarde !

    Se rapprochant encore plus d'elle qu'il ne l'avait fait depuis qu'ils se trouvaient tout les deux, il ouvrit légèrement le manteau afin de lui montrer les nombreuses poches intérieures qu'on y trouvait.

    - Ça peut être très utile parfois ! Surtout que j'ai toujours pleins d'objets à transporter en mission. C'est pour ça que je l'adore ce manteau, il s'adapte à toutes les situations !

    Il lâchait finalement ce dernier, refermant un à un les boutons afin que la jeune scientifique n'est pas froid, et releva la tête. Sans doute trop vite, peut-être aurait-il dû être moins rapide, ou se reculer légèrement avant de faire un tel acte. La proximité de leurs visages, à quelques millimètres l'un de l'autre tout au plus, alors qu'il ne s'y attendait pas, l'avait lui même surpris sans qu'il ne sache pourquoi, et il avait fait un pas en arrière. Le soucis étant que derrière elle, Lizzie n'avait pas le sol sur lequel s'appuyé, juste le vide, rien que le vide...
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 20:19

    - Si on continue comme ça, dans moins d'une demi-heure on sera déjà rendu au « Parfait » ! Il te va à ravir.. Un peu grand peut-être, mais hormis ce détail, tu es parfaite !

    Et pendant ce temps là Elizabeth continuait à parader. Elle devait avoir l’air maline avec le manteau trois fois trop grand de Jack qui trainait largement par terre. Enfin elle ne put s’empêcher de sourire en entendant le compliment. C’était vrai qu’il savait s’y prendre quand même pour plaire aux filles, mais bon, Lizzie n’était pas du genre à se laisser trop facilement séduire. En même temps elle l’avait vu tellement de fois draguer les filles et les garçons même qui travaillaient pour lui qu’elle aurait été bien stupide de se laisser prendre à son tour. Enfin cela dit, elle n’était pas contre devenir plus proche de lui, comme si l’attirance était inéluctable. D’ailleurs ne venait-elle pas de se rapprocher encore physiquement de lui ? Si. Certes elle s’était éloignée après, mais c’était uniquement pour éviter qu’il ne puisse reprendre son manteau trop facilement, elle savait à quel point il y tenait. Il allait falloir qu’elle fasse attention quand même sinon elle allait se faire taper sur les doigts..

    Enfin Lizzie retourna s’asseoir sur le rebord, se rapprochant encore un peu plus du vide, sans même s’en rendre compte, avec un équilibre encore un peu plus précaire dû au fait qu’elle était assise en partie sur le manteau de Jack qu’elle portait. Il allait falloir qu’elle fasse un peu plus attention quand même. Elle serait certainement nettement moins classe écrasée en bas dans la ruelle, manteau ou pas manteau.

    - Oh mais tu n'as pas besoin du manteau pour l'avoir, c'est naturel chez toi. Mais le manteau rajoute un plus, c'est vrai. Attends, regarde !

    - Eh bien merci en tout cas

    Finit-elle par dire en souriant toujours tandis que Jack s’était placé en face d’elle. Il était décidément très doué avec les femmes, il savait comment s’y prendre pour les faire craquer et plus elle passait du temps avec lui, plus elle comprenait le nombre anormalement élevé d’aventures qu’elle s’était imaginée qu’il avait eut. Elle le vit s’approcher encore plus, les deux membres de Torchwood se trouvant à présent plus près l’un de l’autre que jamais. Jack commença à tripoter le manteau que Lizzie portait tandis que cette dernière était perdue dans sa contemplation de Jack. D’ici, il était tellement près qu’elle sentait très nettement son parfum. Il sentait bon aussi, c’était incroyable ça quand même. Il devait bien avoir une faille ce garçon quand même ! Enfin, encore une fois, ça expliquait pourquoi tous les autres avaient du mal à lui résister, et pendant un moment Lizzie se demanda pendant combien de temps elle-même allait pouvoir tenir. Fort heureusement pour elle elle possédait une sorte de don qui faisait qu’elle ne s’attachait jamais à personne, et encore aujourd’hui, elle ne se voyait pas éprouver quelque chose d’autre que de l’attirance pour son patron.

    - Ça peut être très utile parfois ! Surtout que j'ai toujours pleins d'objets à transporter en mission. C'est pour ça que je l'adore ce manteau, il s'adapte à toutes les situations !

    Elizabeth, encore à moitié perdue dans ses pensées, un léger sourire rêver sur ses lèvres, n’écoutait qu’à moitié ce qu’il disait, jetant des coups d’oeils furtifs à ce qu’il voulait lui montrer. Son manteau avait quand même un nombre impressionnant de poches Shocked Ça expliquait pourquoi il était aussi grand cependant et pourquoi Lizzie nageait tellement dedans. Enfin elle continua à fixer Jack tandis que celui-ci, tête baissée, refermait les boutons de son précieux manteau, sans doute pour que Lizzie n’aie pas froid. Il avait beau être un très grand séducteur, Lizzie se demandait parfois s’il se rendait compte que son plus grand atout résidait dans le fait qu’il était adorable au naturel. Là il ne cherchait pas spécialement à la séduire, mais c’était dans ce genre de moment qu’il avait le plus de chances d’y arriver, en étant plus naturel peut-être. En tout cas Lizzie fut surprise de le voir relever si brutalement la tête alors qu’elle était encore entrain de.. De le mater y a pas d’autre mot.

    Tout d’un coup leurs visages ne se retrouvèrent plus qu’à à peine quelques millimètres l’un de l’autre, ce qui surprit visiblement Jack autant que Lizzie. Celui-ci se recula si brutalement qu’il fit presque peur à Elizabeth. En temps normal elle se serait probablement sentie légèrement gênée, mais là elle avait d’autres pensées en tête. Réflexe quand elle avait vu le visage du jeune homme soudainement si près : se reculer légèrement. Le problème étant bien entendu qu’elle n’était qu’à quelques centimètres du rebord de l’immeuble et qu’en reculant si soudainement, elle se retrouva à moitié dans le vide. Elle aurait put reprendre son équilibre en agrippant ses mains au rebord, mais ses mains étaient perdus à un endroit non identifié des manches du manteau du Capitaine Jack aussi elle n’eut soudainement aucun moyen de se raccrocher à rien et sans qu’elle ait eut le temps ou la possibilité de faire quoi que ce soit, elle se sentit basculer peu à peu en arrière, comme une scène au ralenti. Après quelques instants elle se rendit compte qu’en regardant droit devant elle elle ne faisait plus qu’apercevoir le ciel.

    Sans même s’en rendre compte, simple réflexe humain, elle hurla pendant quelques instants, la peur de tomber, ou plutôt de s’écraser par terre.. « Aaaaaaaah.. ! » Mais le son qu’elle produisit n’arriva pas jusqu’à ses oreilles, ou en tout cas pas jusqu’à son cerveau. Tout ce qu’elle entendait à présent était le silence, total, oppressant, tandis qu’elle se sentait tomber à une vitesse phénoménale. Elle regarda le ciel quelques instants qui lui parurent durer une éternité avant de finalement fermer les yeux, pas pure peur d’avoir plus mal si elle voyait sa chute et le moment où elle allait s’écraser, inévitablement, contre le sol dur et froid de la ruelle qu’elle avait vu tout à l’heure. Pendant qu’elle tombait, une série d’images lui revint en mémoire, comme des souvenirs qu’elle s’était juré d’oublier et qui défilaient devant ses yeux à une vitesse inimaginable. Elle revit le soir de la mort de sa mère, quand elle l’avait abandonné lâchement dans la cuisine.. Elle revit le jour où elle s’était rendue compte que son père était un salaud.. Elle se revit aussi elle-même, dans un jour où tout paraissait normal, sauf que là elle semblait s’apercevoir qu’elle était toute seule, étrangement toute seule.. Personne à ses côtés, personne ne serait là quand elle allait mourir. Et l’une des dernières pensées qui lui traversa l’idée fut que peut-être que sa mort allait passer pour un suicide et que ça pourrirait la carrière de son père. C’était presque sa dernière volonté, et elle se rendit soudain compte que sa vie avait été depuis trop longtemps contrôlé plus par la haine qu’elle éprouvait pour son père qu’autre chose..

    Puis soudain plus rien, ses pensées arrêtèrent de venir la hanter et quand elle rouvrit les yeux l’espace de quelques centièmes de secondes, elle crut apercevoir quelqu’un. Elle crut halluciner quand elle distingua de qui il s’agissait et finit par se convaincre qu’elle était déjà morte. Jack ne pouvait pas être là. Il était encore sur le toit. Alors dans ce cas pourquoi elle se sentait moins seule ? Elle ne rêvait pas, quelqu’un était à côté d’elle, elle sentait les mains de quelqu’un sur elle. Elle préféra ne pas rouvrir les yeux, attendant encore que ses hallucinations s’arrêtent et qu’on la laisse mourir en paix.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 22:17

    Non, ça n'allait pas recommencer. Ça ne pouvait pas recommencer. Surtout dans une situation aussi idiote que celle-ci. Elle ne devait pas tomber. Elle ne tomberait pas. Elle se rattraperait au rebord du toit, l'appellerait à l'aide, et il l'aiderait à remonter, puis s'excuserait. C'était de sa faute, oui, il n'avait pas été d'une très grande prudence. Il savait que le moindre faux mouvement pouvait causer sa chute, et lui la surprenait à quelques centimètres du vide seulement. Mais elle ne se rattrapa pas. Il ne vit pas ses mains accrochées au toit, sans doute n'avait-elle pas eu le temps de les retirer du manteau... Et alors, il eut peur. Une nouvelle fois. Tout ça avait un air de déjà vu trop pesant pour lui. Il se souvenait de toutes les personnes avec qui il avait partagé une partie de sa vie, avant de devoir assister à leur mort, douloureuse la plupart du temps et injustifiée. C'était dans ce genre de situation qu'il comprenait ce que devait ressentir le Doctor.
    Des tonnes de pensées s'entrechoquaient dans sa tête à ce moment précis, alors que lui aussi, de l'extérieur, assistait à la scène au ralenti. Il la voyait basculer, tomber, attirée par le sol. Foutue loi de la gravité ! La question de ce qu'il devait faire ou ne pas faire ne se posait même plus : lui ne risquait rien à se casser la colonne vertébrale sur le béton, il y survivrait. Elle, non.
    Le cri qu'il entendit alors le fit frissonner, il sentait dans ce simple hurlement la peur qui émanait d'Elizabeth. Il savait ce qu'elle ressentait en l'instant présent, la manière dont elle vivait l'instant, les moments qu'elle était sans doute en train de se rappeler. Elle voyait sans doute toute sa vie défilée devant ses yeux, comme si c'était la dernière fois qu'elle en aurait l'occasion. Il n'attendit pas plus longtemps, plongeant dans le vide aussi rapidement que possible, voulant rattraper les secondes qu'il venait de perdre à réfléchir. Il avait tellement l'habitude d'être confrontée à la mort que tout se déroulait terriblement plus vite à ses yeux. Le corps de la jeune femme se rapprochait inexorablement de lui, alors que tout deux en même temps risquaient à tout moment de se fracasser contre le sol de la ruelle.
    A quelques mètres seulement du point de contact avec le béton, alors qu'elle avait de nouveau fermé les yeux, il se plaça on ne sait comment en dessous d'elle, faisant en sorte de bien protéger l'entièreté de son corps, et l'enlaça juste au moment où, douloureusement, il frappait le sol.

    La mort. Une routine à laquelle il ne s'habituerait sans doute jamais. C'était toujours la même chose. D'abord, il souffrait, silencieusement. Il ressentait la douleur de chacun de ses atomes, qui tremblaient, se contractaient, éclataient. Chaque craquement d'os, il en entendait le bruit, en ressentait le choc. L'étirement de sa peau au niveau des égratignures qui recouvraient à présent ses bras, il pouvait en distinguer chaque pression. C'était une chose fascinante d'après tout scientifique qui se respecte, mais absolument abominable lorsqu'on la vivait. Plus douloureux que n'importe quelle torture, qu'il s'infligeait lui-même pour, dans la plupart des cas, et comme ici présent, préserver la vie des êtres qu'il aimait.
    La mort n'avait plus de sens pour lui. Elle qui était censée être la seule à pouvoir nous détruire sans retour possible, il arrivait à la tromper, à y échapper. Parfois... il en viendrait à préférer ne pas être l'immortel qu'il était. Il se lasserait un jour de toutes ses renaissances, de toutes ces époques qu'il traverserait. Il n'arrivait tout bonnement pas à s'imaginer survivre envers et contre tous, jusqu'à la fin des temps. Mais pour l'instant, il se demandait juste de quelle manière réagirait Elizabeth, qu'il était certain d'avoir sauvée d'une mort certaine, elle qui n'était en rien au courant de sa particularité. Serait-elle en colère ? Fascinée ? Mais de le voir ainsi inconscient, cela la rendra-t-elle triste ?

    Un dernier grognement lui échappa, avant que son souffle ne se coupe pour de bon, son coeur stoppant ainsi tout battement, son sang arrêtant de circuler dans ses veines, comme s'il était en "pause". Même son cerveau ne marchait plus, ses pensées disparaissant dans le même temps. Il n'avait qu'une vague conscience de ce qui se passait autour de lui, ressentant simplement la froideur du sol sur lequel il reposait. Son teint, qui aurait du devenir livide, ne se modifia pourtant pas. Il était comme endormit, simplement.
    On aurait pu croire que seulement quelques secondes étaient passées, alors qu'en réalité plusieurs minutes avaient déjà du s'écouler. La mort était lente, oh que oui. Maintenant, il ne se retrouvait plus qu'en face... de l'obscurité. Pas celle dont les enfants ont peur lorsqu'ils sont jeunes, pas celle qui comble les ruelles la nuit. Une obscurité totale, dans laquelle se cachait toutes les personnes décédées à ce jour. Parfois, il arrivait qu'on puisse distinguer des bruits, des mouvements, dans le noir. Même morts, on ne pouvait échapper à la peur. Ce qui était légèrement incompréhensible quand on ne l'avait pas vécu, étant donné que la plupart des personnes n'imaginaient pas plus horrible que la mort elle-même.

    Un infime battement de coeur se fit ressentir au niveau de sa cage thoracique, son sang commençait lentement à reprendre le cours de son activité, et de nouveau l'air s'engouffrait dans ses poumons. Se redressant subitement, il prit une grande bouffée d'oxygène alors qu'haletant, il tentait de retrouver une respiration quasi-normale. Il ne s'attendait pas à voir Lizzie lui sauter au cou, loin de là même. Relevant la tête, il croisa son regard, alors qu'elle avait l'air d'être coupée en plein dans une de ses phrases, qu'il n'avait pas eu la chance d'entendre. D'après lui, un bon moment s'était écoulé depuis la chute, mais à vrai dire il s'en fichait légèrement du temps qui était passé, la seule chose qui l'inquiétait étant l'état de la scientifique :


    - Tu... ça va bien ? Pas trop de casse ?

    Tout en prononçant cette phrase, il tenta de se redresser du mieux qu'il le pouvait, assis au milieu de la ruelle, alors qu'un craquement se fit entendre en provenance de son dos. Ouch, la colonne vertébrale n'avait pas été épargnée ! Mais en deux simples mouvements, la voilà qui était de nouveau remise en place.
    En tout cas, ce qui était certain, c'est qu'il lui devait bien des explications à la jeune femme maintenant..
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 29 Nov - 23:25

    La mort. Si ce n’était que ça Lizzie ne comprenait vraiment pas pourquoi tout le monde en faisait un plat. En plus elle n’avait pas la sensation d’être seule puisqu’elle pouvait sentir la chaleur d’un corps pressé contre le sien. Elle ne ressentait que ça à part une vive douleur à l’épaule qui la força, par réflexe à ouvrir les yeux. Elle se rendit compte alors qu’elle était sur Jack, et par Jack je l’entend au sens littéral du terme, elle était vraiment allongé de tout son long sur lui. Elle releva douloureusement la tête, se sentant comme si tout ses membres étaient ankylosés. Elle avait toujours espéré qu’une fois morte elle n’aurait plus jamais à expérimenté la douleur, mais de toute évidence c’était raté. Voilà le genre de pensée débile qui vous traverse l’esprit quand vous êtes persuadé d’être mort alors que vous êtes on-ne-peut-plus vivant. Enfin Lizzie regarda autour d’elle et se dit pendant un instant que quelque soit l’endroit où on atterrissait à notre mort, ça ressemblait vachement à la Terre quand même ! Elle fut déçue, elle qui avait espéré un endroit magnifique et un bel homme en tunique toute blanche – ou pas de tunique du tout Arrow - pour l’accueillir à sa mort.. Si c’était ça le paradis, autant rester vivant.

    Après ses pensées débiles du jour, elle se releva péniblement et fut tout d’un coup frappée par une idée. Et si elle n’était pas morte ? Elle faillit en rire sur le coup, non elle n’avait pas survécut à une chute de plus de 100 mètres avec une simple épaule déboîtée – du moins à première vue -. Et pourtant elle se sentait respirer, l’odeur de la ruelle était la même que d’habitude et les bruits de la rue lui parvenait jusqu’ici. Elle fut alors prise d’une peur panique. Elle était vivante ? Elle se mit une baffe pour essayer de se prouver à elle-même qu’elle était bel et bien morte, mais elle la sentit bien. Elle grimaça d’ailleurs au passage avant de coller une autre baffe à Jack cette fois-ci. Allez c’était pas drôle comme blague, il pourrait peut-être lui expliquer par quel miracle elle était encore vivante plutôt que de jouer au mort comme ça.

    Elle mit sa main devant sa bouche comme si elle avait dit cette phrase tout haut plutôt que de la penser, alors qu’elle se souvenait brusquement des dernières choses qu’elle avait vu avant de fermer les yeux pour toujours – du moins c’est ce qu’elle avait crut car de toute évidence elle vivait encore et toujours -. Elle avait crut apercevoir Jack s’approcher d’elle pendant sa chute, ça n’avait put être qu’un rêve n’est-ce-pas ? Il n’aurait jamais fait un truc aussi stupide. Sacrifier sa vie tout ça pour sauver son manteau. Enfin pour la sauver elle elle voulait dire . Non non, jamais il n’aurait fait ça, il aurait réfléchit aux conséquences qu’impliquaient un tel acte avant de jouer les héros, il ne pouvait pas décemment avoir sauté dans la vide comme ça dans le vain espoir de lui sauver la vie en sacrifiant la sienne.

    Oubliant son épaule qui la faisait encore souffrir elle se redressa pour se mettre à califourchon sur le corps de ce pauvre Jack. Elle lui remit une ou deux baffes comme pour s’assurer qu’il n’était pas entrain de lui faire une blague minable puis se rappela soudainement qu’elle pouvait aussi écouter son rythme cardiaque, voir ce que ça donnerait. Elle colla son oreille au torse du jeune homme pour essayer d’entendre les battements de son cœur. En vain. Elle plaça ses doigts dans son cou pour essayer de percevoir le moindre signe de vie mais rien non plus et déjà, elle sentait son cœur se refroidir sous ses doigts – elle devait trop s’y attendre, elle l’a plus imaginé qu’autre chose -. Une peur panique s’empara d’elle tandis qu’elle oubliait sa douleur à l’épaule pour tenter vainement de lui faire un massage cardiaque, mais elle avait plus peur de lui briser une côte qu’autre chose et après une minute, elle abandonna. Elle se redressa après lui avoir insufflé un peu d’air, et se demanda l’espace de quelques secondes si ce n’était pas déjà trop tard.

    Elle repensa alors à toutes les personnes qu’elle avait déjà perdu et se rendit compte qu’elle n’avait aucunement l’intention de perdre Jack maintenant. Surtout qu’elle était désormais certaine de savoir ce qu’il s’était passé. Et elle ne supporterait pas qu’il ait sacrifié sa vie pour sauver la sienne. Elle savait que son existence minable ne valait rien, qu’elle aurait tout aussi bien put mourir, ça n’aurait pas changé la face du monde, mais lui non, lui c’était un être exceptionnel, et même si elle était trop fière pour l’admettre en face de lui, il était 10 000 fois plus important qu’elle. Tandis qu’une peur bleue de voir encore une personne qu’elle appréciait mourir devant ses yeux, elle sentit les larmes monter à ses yeux, brouillant sa vue au point qu’elle n’arrivait même plus à distinguer les traits du visage de Jack. Pendant un instant elle reposa sa tête contre le torse du jeune homme et pleura silencieusement avant de tout d’un coup commencer à le marteler de coup comme si ça allait l’aider. Mais elle ne supporterait pas de perdre à nouveau quelqu’un à qui elle tenait, c’était inconcevable pour elle. Elle s’était jurée de ne plus jamais être responsable de la mort de quelqu’un d’autre et tout ça pour un stupide manteau.. ! Il était mort à cause d’un stupide manteau ! Rien que d’y penser elle fut prise d’un nouveau sanglot alors qu’elle arrêtait finalement de frapper son torse, comme fatiguée de se battre dans le vide. Elle releva doucement la tête, fixant cet homme qu’elle pensait avoir involontairement tué et qui gisait là, sous elle.

    Elle était déjà un peu plus calme et elle repensait à ce qu’elle avait entendu si souvent, comme quoi on ne réalisait la valeur de quelque chose qu’une fois qu’on la perdait. C’était on ne peut plus vrai et encore une fois Lizzie en faisait les frais. Pour sa mère ça avait été la même chose et elle s’était promis de ne plus jamais laisser son orgueil l’aveugler sur ses sentiments. Mais visiblement elle s’était de nouveau trompé puisqu’elle ressentait une douleur intense lui brûler la poitrine devant le corps sans vie de son patron. Elle posa doucement ses mains sur le torse du jeune homme, décidée une fois pour toute à le laisser partir, convaincue qu’il était mort à l’instant même où il avait décidé de sauter dans l’espoir de sauver sa vie, sa misérable et médiocre petite vie. Elle continuait à pleurer, incapable d’arrêter les sanglots qui la secouaient. Soudainement elle vit Jack bouger légèrement. Elle écarquilla les yeux tandis que des larmes continuaient de rouler le long de ses joues. Quand il se redressa brutalement Lizzie laissa échapper un léger cri tout en s’écartant du corps du jeune homme et en s’asseyant brutalement un peu plus loin, s’appuyant sur son épaule déjà endolorie, elle se fit encore plus mal. Elle le regarda pendant quelques secondes, complètement incapable de faire le moindre mouvement, d’émettre le moindre son.

    - Tu... ça va bien ? Pas trop de casse ?

    Que.. Qu.. Quoi.. Com.. Comment ? Pas trop de casse ?! Lizzie resta comme paralysée au sol pendant quelques secondes avant que la réalité ne la frappe de plein fouet. Elle n’arrivait toujours pas à retenir ses larmes, qui continuaient de couler et de venir s’écraser sur le sol toujours aussi dur et froid. Elle mit dix bonnes secondes avant d’être enfin capable d’analyser ce qu’elle voyait et de se redresser doucement. Elle grimaça légèrement tandis que son épaule la faisait souffrir une nouvelle fois, dévisageant Jack comme s’il était un fantôme. Un fantôme. Exactement c’était ce qu’il était sensé être et pas un être encore vivant et parlant et bougeant et respirant et.. et.. Et mais c’était pas possible ça ! Elle rêvait. Oui c’était ça, c’était une hallucination, elle voulait tellement qu’il soit vivant qu’elle le voyait vivant. Elle se redressa donc, un peu plus sure d’elle et s’approcha de lui, persuadée qu’il était une illusion d’optique, un pur produit de son inconscient. Elle se rapprocha encore de Jack, qui s’était redressé en émettant un terrible craquement d’os, et lui mit de nouveau une baffe. Plus forte que les autres cette fois-ci. Mais quand elle sentit qu’elle n’avait pas tapé dans le vide elle poussa de nouveau un cri et retomba à la renverse, sur les fesses.

    - Mais.. Mais.. Mais tu es mort.. !

    Très intelligent comme remarque je vous l’accorde mais Elizabeth était tout simplement sur les fesses, au sens propre comme au figuré. Il ne pouvait pas exister, il ne pouvait pas être réel. Et pourtant il se tenait devant elle, bien vivant, en chair et en os. Elle resta pétrifiée de stupeur pendant encore quelques secondes avant de finalement se rendre compte qu’il était bel et bien vivant. Il lui en fallait un temps pour assimiler les choses à elle. Ses larmes s’étaient finalement arrêté, même si les traces restaient encore bien visible sur son visage et que les dernières larmes finissaient de rouler sur ses joues.

    C’est impossible.. Je t’ai vu.. Je t’ai vu.. Mourir.. C’est toi.. C’est toi qui m’a sauvé..

    Elle se rapprocha encore légèrement de lui et releva de nouveau son bras droit, intact, plus doucement cette fois-ci, pour lui montrer qu’elle n’allait pas lui coller un pain cette fois quand même, et posa délicatement sa main sur la joue qu’elle avait giflé tout à l’heure. Oui sans aucun doute il était bien fait de matière, il était bien là, elle pouvait sentir sa peau sous ses doigts, et pourtant ce n’était pas possible. Elle refusait de croire qu’un être humain puisse survivre à une telle chute ! Elle caressa la joue de Jack, car malgré la stupeur, l’incompréhension et la peur de le voir disparaitre dans un nuage de poussière subitement restaient là, la joie de le voir vivant était apparue quand il s’était redressé.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Lun 30 Nov - 0:39

    Eh ! Il venait juste de ressusciter et voilà qu'elle le giflait ! Enfin, il avait au moins eu le droit à quelques minutes pour se reprendre entre temps, elle avait été un minimum généreuse. C'était une première en tout cas, qu'il se fasse frapper après être revenu des morts. Les autres fois, soit on restait immobile sous le choc, soit le Doctor était présent et se chargeait d'expliquer le tout. Mais là, il devrait se débrouiller tout seul et comme un grand pour faire le récit de son histoire, notre cher Capitaine ! Il la méritait cette gifle, de toute manière. A moins qu'elle vérifiait simplement qu'elle ne faisait pas face à une hallucination, ce qu'elle aurait bien pu croire vu la situation dans laquelle ils se trouvaient. Ce n'était pas tout les jours qu'on assistait à une scène du genre !

    - Mais.. Mais.. Mais tu es mort.. !

    Etait mort. Mais il se retint de faire la remarque, préférant la laisser encaisser le choc de la révélation, qui serait sans doute dur à digérer. Quoi qu'elle avait au moins l'avantage de déjà connaître l'existence des aliens, alors le surnaturel c'était pas quelque chose de nouveau dans sa vie.
    Il voulut la retenir alors qu'elle tombait soudainement par terre, mes ses réflexes n'étaient pas aussi bon que quelques minutes plus tôt, et il avait l'horrible impression de ne pas avoir bouger pendant une heure, telle qu'il ne sentait presque plus ses jambes. Alors qu'elle l'analysait de son côté, il en faisait de même avec elle, n'ayant pas reçut de réponse à sa question. En tout cas, les dégâts n'avaient pas l'air aussi important. Elle arrivait à marcher correctement, d'après ce qu'il avait pu voir, et le seul moment où elle avait grimacé, il avait cru déceler un mouvement au niveau de son épaule. Dans quelques jours, elle serait en pleine forme ! Et ça le rendait heureux, qu'elle aille bien. Au moins, il n'avait pas sauté ni affronté de nouveau les ténèbres pour rien. En repensant à la sensation qui l'avait envahit alors que de nouveau il avait tenu, pendant un court laps de temps, compagnie aux morts, il frissonna, mais se détacha bien vite de ses pensées pour se concentrer sur Elizabeth.

    Il sourit tristement alors qu'il remarquait plus distinctement les traces des larmes qu'elle avait laissé coulé pendant son.. sommeil. Même si ce n'était pas le mot approprié. Alors elle avait pleuré ? De colère ou de tristesse ? Contre lui qu'elle avait cru s'être sacrifié ou de peine parce qu'elle le croyait mort pour de bon ? Quoi qu'il en soit, elle avait pour une fois laissé ses sentiments prendre le dessus, elle avait arrêté d'afficher ce masque impassible qui la rendait intouchable. Ça ne pouvait lui faire que du bien, de se laisser déborder, de temps à autre...

    - C’est impossible.. Je t’ai vu.. Je t’ai vu.. Mourir.. C’est toi.. C’est toi qui m’a sauvé..
    - Soit on a la gêne du super-héro, soit on l'a pas !


    Il essayait juste de détendre l'atmosphère, même s'il n'y arrivait pas vraiment, son ton n'étant plus aussi assuré qu'auparavant. Il fallait juste qu'il se reprenne et tout irait mieux ! Beaucoup mieux ! Il plissa légèrement les yeux en voyant le bras de la scientifique se lever de nouveau. Elle ne comptait pas le frapper encore une fois quand même ? Apparemment non, son geste avec l'air plus doux, et cela se confirma quand sa main se posa avec délicatesse sur sa joue. C'était sûrement pour se rassurer et se dire qu'il était bel et bien là, qu'il n'était pas une illusion.

    - C'est bizarre hein ? Oui, moi aussi je trouve ça bizarre. Tout le monde en fait, j'imagine. Sauf le Doctor, mais lui c'est un cas à part !

    Il ne voulait pas lui balancer tout de suite tout le discours sur le point fixe qu'il était dans le temps.. Mais il le faudrait bien. Il fallait juste qu'il trouve une manière de lui expliquer avec des mots simples ce qui avait causé ce changement dans son organisme, sans la brusquer ni trop lui en dire au risque de la voir s'évanouir à cause d'un trop pleins d'émotions et de révélations. Comme si elle n'avait pas l'air déjà assez mal au point comme ça.

    - C'est.. une longue histoire. Je n'ai pas toujours été.. comme ça. Je ne peux simplement pas mourir. Je suis une anomalie. Une aberration. Je ne suis pas censé exister. Pourtant je suis ici, avec toi !

    Il posa sa main sur celle qu'elle avait placé sur sa joue, affichant un léger sourire et espérant la détendre. Elle avait l'air tellement perdu, ça lui donnait envie de la prendre dans ses bras, de la rassurer, de lui dire que tout allait bien, qu'elle était vivante, que lui aussi... Mais il avait peur que ce geste soit mal placé, et se refaire gifler une deuxième fois n'était pas son souhait à dire vrai. S'étirant légèrement afin de reprendre le contrôle de ses membres, il finit par détacher sa main de la sienne, et d'un air protecteur remit de manière correcte le manteau sur ses épaules, faisant bien attention à ne pas trop lui faire mal.

    - Tu vas vite rattraper, c'est pas grand chose comparé à ce que je m'imaginais.

    Il s'inquiétait pour elle oui, c'était normal d'après lui. Il faisait toujours attention à ce que toutes les personnes qui lui étaient proches, dans le sens où il les fréquentait régulièrement ou partageait quelque chose en commun avec elles, aillent bien. C'était le minimum qu'il puisse faire, pour leur faire passer un agréable moment sur Terre tant qu'ils le pouvaient.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Lun 30 Nov - 1:32

    - C'est bizarre hein ? Oui, moi aussi je trouve ça bizarre. Tout le monde en fait, j'imagine. Sauf le Doctor, mais lui c'est un cas à part !

    Bizarre ? Bizarre ?! Il venait de ressusciter là sous ses yeux et lui tout ce qu’il trouvait à dire pour décrire ce phénomène c’était le mot « bizarre ». Lizzie aurait plutôt été tentée de qualifier ce qui venait de se passer comme d’impossible, d’aberrant, de complètement et matériellement inconcevable.. Mais non, lui il trouvait ça bizarre. Enfin, elle supposa qu’il devait y être plus ou moins habitué. Après tout il n’avait pas dut hésiter longtemps avant de sauter pour avoir finalement le temps de la sauver, donc il devait savoir qu’il n’allait pas mourir. En plus il avait l’air de dire ça comme si ça lui arrivait couramment de ressusciter. Enfin pendant ce temps là, la main d’Elizabeth était restée sans qu’elle ne s’en rende compte sur la joue de Jack. Elle n’arrivait pas à se dire, alors qu’elle avait mit cinq bonnes minutes à se faire à l’idée qu’il était mort, qu’en fait il vivait encore, qu’il respirait encore, qu’il était là juste sous ses yeux. Son esprit scientifique avait beau être ouvert aux nouvelles découvertes extra-terrestres, ça, ça c’était trop fort, bien trop fort pour elle à avaler d’un coup. Il était mort, et soudainement il ne l’était plus, et ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler un miracle de la science car ce n’était certainement pas ses coups de poings qui l’avait fait revenir à la vie.

    - C'est.. une longue histoire. Je n'ai pas toujours été.. comme ça. Je ne peux simplement pas mourir. Je suis une anomalie. Une aberration. Je ne suis pas censé exister. Pourtant je suis ici, avec toi !

    Comment ça il ne pouvait pas mourir ? C’était impossible encore une fois, il aurait beau le répéter autant de fois qu’il le voulait, elle s’attendrait toujours à ce qu’il s’évapore comme ça d’un coup, que ses atomes se détachent les uns des autres et s’envolent dans l’air, ou alors qu’il tombe en poussière sous ses yeux. Cependant, après quelques minutes à essayer d’envisager la possibilité que c’était explicable, elle finit par se faire à l’idée qu’il était peut-être bien encore vivant, là, devant elle, et n’allait pas subitement disparaitre, aussi rapidement qu’il était revenu à la vie tout à l’heure. Quant au fait qu’il n’était pas censé exister, ça Lizzie n’arrivait pas à s’y faire non plus. Comment pouvait-il ne pas censé exister et pourtant être entrain de lui parler, en ce moment même ? Lizzie avait vu des tas de choses bizarres, de phénomènes inexplicables au cours de sa courte carrière à Torchwood, mais ça vraiment elle n’arrivait pas à l’imaginer raisonnablement. Peut-être que c’était le fait de l’avoir vu mort, juste sous ses yeux, ou en tout cas d’avoir crut le voir mourir juste devant elle, qui faisait qu’elle n’arrivait pas à y croire. Enfin quoi, elle avait été bouleversée pendant quelques minutes par la mort de quelqu’un avant que celui ne ressuscite purement et simplement juste sous ses yeux ! Il y avait de quoi se poser des questions et être étonnée non ?

    En tout cas Lizzie fut violemment tirée de ses pensées quand elle vit Jack lui prendre la main et la serrer doucement. Elle haussa légèrement les sourcils avant de se rendre compte qu’elle avait pleuré et que ça devait se voir comme le nez au milieu de la figure. Quelle honte ! Elle ne s’en remettrait jamais. Elle se disait aussi qu’il était trop gentil depuis tout à l’heure, elle devait lui faire pitié maintenant. Finalement Jack enleva sa main de la sienne et remit son manteau un peu mieux sur les épaules de Lizzie. Fichu manteau, tout ça c’était de sa faute, c’était de sa faute si Lizzie s’était laissée aller comme ça. Elle regarda Jack s’étirer difficilement. Visiblement le fait de ressusciter était dur, ou douloureux parce qu’il n’avait pas l’air en pleine forme. Lizzie se sentit légèrement coupable tout en se relevant en même temps que Jack.

    - Tu vas vite rattraper, c'est pas grand chose comparé à ce que je m'imaginais.

    Pas grand-chose, non non c’était pas grand-chose après tout, il venait de lui sauver la vie, de mourir, de revenir à la vie et pour couronner le tout elle s’était mise à pleurer pour un mort qui en fait n’était pas mort. C’était son pire cauchemar presque ça Suspect. Elle se rapprocha de nouveau de Jack, et stupidement elle essaya de le pousser en posant ses deux mains contre son torse. Mais avec sa force de mouche, son épaule déboîtée, et surtout la musculature plutôt imposante de Jack, il n’avait pas dut bouger d’un seul millimètre, enfin il avait peut-être juste reculé de surprise, mais rien de plus. Enfin, c’était le geste qui comptait.

    - Ne t’avise pas de mourir encore une fois !

    Elle avait dit ça d’un ton un peu plus énervé qu’elle ne l’aurait voulu tout en essuyant finalement les larmes qui avaient coulé sur ses joues d’un geste rageur. Elle ne supportait pas le fait qu’il l’ait vu pleurer, c’était inadmissible pour elle. Elle détestait qu’on la voit pleurer, en plus même s’il venait de lui sauver la vie et que sa faiblesse du moment n’était que compréhensible pour Jack, il n’en restait pas moins son patron pour autant et elle ne voulait pas montrer de marque de faiblesse, jamais. D’ailleurs Jack aurait put être un simple ami, qu’elle ne l’aurait pas mieux prit. Enfin Lizzie avait une bien drôle de façon de remercier les gens qui lui sauvaient la vie. Mais elle détestait que les autres s’aperçoivent qu’elle pouvait elle aussi pleurer de temps en temps, elle préférait qu’ils pensent qu’elle était forte, impassible même et intouchable émotionnellement. Bien sur c’était faux, et tout le monde s’en doutait, mais elle détestait le montrer par ses actes. Enfin Jack devait surement avoir très bien compris ce qu’elle avait put ressentir, elle avait eut peur qu’il meurt, une peur panique même, et à son teint encore livide ça devait pouvoir se deviner. En même temps elle n’avait pas juste eut peur de voir la mort en face, au moment où elle tombait encore et encore la mort ne lui avait pas fait peur, non ce qui l’effrayait le plus au monde c’était de voir quelqu’un qu’elle appréciait, à qui elle tenait, mourir encore une fois par sa faute. Heureusement que Jack n’était pas au courant de ce qui était arrivé à Lizzie, sinon il aurait été trop facile pour lui de lire en elle et de comprendre ce qu’elle avait ressentit en voyant son corps inerte quelques minutes auparavant.

    Enfin avec tout ça, elle s’était refait mal à l’épaule, non mais quelle idiote parfois je vous jure. Elle pouvait vraiment avoir la fierté mal placée de temps à autre et du coup elle ne put s’empêcher de grimacer légèrement en reportant sa main à son épaule blessée.

    - Je crois qu’elle est déboîtée..

    Dixit la fille qui ne savait même pas faire un massage cardiaque tellement elle paniquait tout à l’heure, autrement dit tout sauf une experte en médecine. Mais bon, elle avait raison sur le coup. Son ton était encore un peu froid tandis qu’elle continuait à se masser douloureusement l’épaule, comme si ça allait aider. Finalement elle releva les yeux et croisa à nouveau le regard de Jack. Quand elle le revit elle ressentit de nouveau une légère sensation de peur en repensant à la vue de son corps inerte de tout à l’heure et elle se mordit violemment la lèvre pour éviter de pleurer à nouveau. Il la rendait faible avec toute cette histoire, et elle ne voulait pas pleurer. Pas devant lui. Pas devant qui que ce soit. Enfin elle s’était finalement rendue compte que même s’il l’avait involontairement forcé à montrer une facette plus fragile et plus endolorie de son être, il lui avait quand même sauver la vie.

    - Désolée.. Dit-elle d’un ton faible. Tu me sauves la vie et moi je te hurle dessus.. Mais si tu le dis à qui que ce soit..

    Désolée oui elle l’était. Elle avait terriblement mal agit et en plus de ça en l’espace de cinq minutes elle avait du lui mettre pas moins d’une dizaine de baffes. Peut-être les sentait-il encore d’ailleurs parce qu’elle n’y était pas allée de main morte, surtout alors qu’elle essayait vainement de le réanimer. Enfin même si elle s’était excusée, ça n’arrangeait rien au fait qu’il l’avait vu pleurer, et ça elle avait du mal à le supporter. Bêtement elle n’avait pas put s’empêcher de lui dire d’un ton qu’elle voulait menaçant mais qui sonnait plus comme une prière désespérée à ce moment là de ne rien dire à personne. Elle avait peur de quoi ? Qu’il aille le dire à tous les employés de Torchwood ? Très peu de chances quand même. Mais bon, elle s’était sentie obligée de s’assurer qu’il comprenait vraiment que ça la gênait.

    Enfin elle finit par repenser plus à ce qu’il lui avait dit qu’à ce qu’il avait vu et elle se souvint soudainement qu’il lui avait dit ne pas pouvoir mourir. Ça, elle était sure qu’elle ne s’y ferait jamais.

    - Alors comme ça, tu ne peux pas mourir.. ? Pourquoi ?

    C’était étonnant de voir qu’elle tapait une crise de nerf parce qu’il l’avait vu pleurer, mais acceptait plutôt pas si mal que ça le fait qu’il lui avoue être immortel. Enfin le fait de l'avoir vu revenir à la vie sous ses yeux avait peut-être aussi un peu aidé mine de rien
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 6 Déc - 20:10

    Il ne put retenir un sourire alors qu'elle tentait de le pousser. Ce n'était pas parce qu'il était encore mort quelques minutes plus tôt qu'il avait perdu de sa force physique ! Puis si elle avait réussit à le faire retomber au sol alors qu'il se remettait tout juste de sa chute, elle s'en serait voulu après.. ou pas.

    - Ne t’avise pas de mourir encore une fois !
    - Ce n'est pas mon intention, t'inquiètes pas.


    Il n'était pas passé à côté du ton énervé qu'elle avait employé. Elle qui, il y a un instant, ne pouvait dire un mot sous la surprise et l'étonnement avait l'air de plutôt bien rattraper. Il ne s'attendait pas à mieux comme réaction il faut dire. C'était son choix de ne pas prévenir son équipe de sa particularité, et il savait que si un jour l'un de ses membres venait à l'apprendre - comme cette nuit en fait - il devrait de nouveau tout expliquer. Refaire le récit de cette journée qui l'avait complètement changé, se rappeler le "bon vieux temps"..
    Il ne manqua pas non plus de remarquer à quel point elle s'acharnait à effacer les traces restantes de larmes sur ses joues, comme si elle était honteuse d'avoir montrer cette facette plus sensible de sa personnalité devant lui. Pourtant, il était loin d'être son patron, dans une situation telle quelle, il était plus une sorte.. d'ami, peut-être. Même si le mot était sans doute encore trop fort, après tout même en se connaissant en dehors du travail, ils ne partageaient pas tant de choses.. Quoi que maintenant qu'elle l'avait vu revenir du monde des morts...


    - Je crois qu’elle est déboîtée..

    A peine avait-elle prononcé ses mots qu'il se rapprochait d'elle, levant la main comme pour l'aider, mais se rattrapant rapidement en la passant dans ses cheveux, soupirant. Elle n'avait pas besoin de son aide, il suffisait de la regarder pour le comprendre. Elle se débrouillait pour faire passer la douleur comme elle le pouvait. Elle ne demandait jamais rien, arrivait toujours à ses fins sans que personne ne vienne lui porter secours. Il avait beau connaître de nombreuses choses sur les membres de Torchwood, il ignorait la majeure partie de l'histoire de chacun, et se demandait bien ce qui avait pu rendre Lizzie si autonome. A moins qu'elle ai ça dans le sang depuis sa naissance... Mais non, pour avoir une telle rage à la simple idée de montrer ses larmes, elle avait sans doute souffert durant son enfance ou bien son adolescence.

    - Tu devrais aller voir Sharity, demain matin... Enfin, dans quelques heures. Tu habites où ? Peut-être qu'il faudrait mieux que tu restes ici cette nuit. Mais ce n'est qu'une proposition... Je peux aussi te raccompagner chez toi si tu préfères.

    Vu son été, il n'allait pas la laisser seule, c'était déjà certain. Il lui devait bien ça après ce qu'il devait lui avoir déclenché comme tonne d'émotions en si peu de temps. Quand son regard croisa une nouvelle fois le sien, il était à la limite de pouvoir ressentir cet élan de peur qui la prenait de nouveau, et il se mit à se demander quelle aurait été sa réaction à lui, si il avait sauté trop tard. Si il n'avait pas été assez rapide, n'avait pas pu la rattraper. Il ne serait pas en train de lui parler en ce moment même, mais plutôt en train d'observer son corps sans vie sur le sol froid de la ruelle. Alors il se mit à comprendre ce qu'elle avait du ressentir en le voyant mort, et il était désolé de lui avoir fait subir ça.

    - Désolée.. Tu me sauves la vie et moi je te hurle dessus.. Mais si tu le dis à qui que ce soit..
    - C'est rien, rien du tout... Et je ne dirais rien, à personne. Tu crois vraiment que j'irais dire à tout le monde : Hey, tu sais quoi ? J'ai vu Lizzie pleurer ! Oui, j'étais mort, et je suis revenue à la vie, et elle pleurait ! ... Non, on me prendrait pour un fou.


    Quoi que n'importe qui pourrait croire n'importe quoi, tant que ça venait de Jack. Il pouvait être très persuasif quand il le voulait.. Sinon, il ne serait pas le recruteur de l'institut. Tout les intellectuels qu'il allait chercher n'était pas tous certains qu'une vie extra-terrestre existait, mais il arrivait toujours à les convaincre.

    - Par contre, tu dois me promettre de ne rien dire toi aussi. Je préfère que ça reste entre nous...

    Encore une chose qui les rapprocherait. A croire que le destin faisait tout pour qu'ils deviennent plus que de simples collègues de travail comme les autres, d'abord ils passaient une nuit ensemble, ensuite ils se retrouvaient à Torchwood, et maintenant elle faisait partie des rares à connaître son immortalité.

    - Alors comme ça, tu ne peux pas mourir.. ? Pourquoi ?

    Et voilà, le moment était venu. Par où commencer pour ne pas la mettre encore plus hors d'elle qu'elle ne l'était tout à l'heure ? Il ne fallait pas qu'il y aille trop fort, tout en arrivant à lui faire comprendre ce qu'il s'était passé sans avoir besoin de tout répéter une centaine de fois.

    - C'est arrivé suite à un voyage avec ce Doctor, en 2100. J'ai participé à une guerre contre les Daleks, les plus horribles créatures en ce monde... Mais c'est encore une autre histoire. Ils m'ont exterminé, et pendant quelques minutes, j'ai été mort.

    Les dernières images de sa vie mortelle lui revenait en tête, en même temps que le moment où il avait apprit ce qui c'était passé plus en détails.

    - Rose. C'était la compagne du Doctor, à cette époque là. Elle a absorbé le coeur du Tardis, le vortex du temps. Et elle m'a ramené à la vie. Mais elle ne contrôlait pas ce qu'elle faisait, ce n'est qu'une simple humaine qui avait un trop grand pouvoir à gérer... Alors elle m'a rendu immortel.

    Ça paraissait incroyable comme ça, mais c'était pourtant bien vrai. Rose, Rose, Rose... Une personne extraordinaire, c'était certain. Il ne pourrait l'oublier, tout comme les autres compagnes du Doctor qu'il avait eu la chance de croiser.

    - Je n'ai su ça que bien après les faits. Ils m'ont abandonné en 2100, pour que j'aide les survivants à tout reconstruire, ce que j'ai fais. Puis, j'ai trouvé un moyen de revenir dans le passé, j'ai survécu aux guerres, à la famine, aux maladies... Et j'ai intégré Torchwood.

    Elle n'avait pas besoin de savoir tout en détails. Les nombreux mariages qu'il avait fait, les meurtres qu'il avait commit, les équipes qu'il avait dirigé.. Tout ça viendrait bien plus tard. Voir même peut-être jamais ?
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 6 Déc - 22:00

    - Tu devrais aller voir Sharity, demain matin... Enfin, dans quelques heures. Tu habites où ? Peut-être qu'il faudrait mieux que tu restes ici cette nuit. Mais ce n'est qu'une proposition... Je peux aussi te raccompagner chez toi si tu préfères.

    Lizzie était tellement partie dans autre chose que sur le coup elle mit quelques secondes à comprendre ce qu’il voulait dire quand il lui conseillait d’aller voir Sharity. Puis la douleur qu’elle ressentait à son épaule gauche la ramena à la réalité, lui faisant comprendre ce qu’il voulait dire. Oui oui, Sharity.. Enfin Lizzie n’avait jamais été fan des séances chez le médecin et quand elle pouvait l’éviter elle le faisait, alors elle était déterminée à ne pas y aller, et tant pis si elle avait mal. De toute façon elle se voyait mal expliquer à son amie comment elle s’était déboîtée l’épaule « je suis tombée du toit mais t’en fais pas tout va bien, Jack m’a sauvé la vie ! ». Non non, elle ne pouvait pas décemment en parler à qui que ce soit, d’ailleurs elle se rendit soudainement compte qu’involontairement, il avait partagé quelque chose avec elle. Bon, elle elle avait pleuré ce qui n’était pas franchement mieux, d’ailleurs en y repensant elle ne put s’empêcher de rosir légèrement, heureusement que dans le noir il n’y avait que très peu de chances que Jack le remarque. En revanche, elle, elle n’avait pas put louper le petit mouvement qu’il avait eut vers elle quand elle avait laissé transparaitre sa douleur à l’épaule. Visiblement il s’était subitement arrêté, gêné, et Lizzie ne put s’empêcher de rougir de plus belle.

    - Ça ira, je devrais réussir à m’en sortir tu sais. Je suis une grande fille, je n’ai pas besoin qu’on prenne soin de moi.

    Elle avait dit ça d’un ton tout sauf froid, en fait on aurait surtout dit qu’elle plaisantait. Elle était pourtant intimement persuadée de n’avoir besoin de l’aide de personne, et pourtant intérieurement elle aurait bien aimé que Jack prenne soin d’elle et qu’il la raccompagne chez elle. Mais elle était un peu trop fière pour l’avouer à qui que ce soit, surtout pas à lui. En plus ce n’était pas parce qu’il venait de lui sauver la vie et qu’il était immortel qu’il allait pouvoir toujours la sauver comme ça, elle était une miraculée mine de rien, et ça, elle n’était pas prête de l’oublier, même avec tous les psychologues du monde, ce n’est pas une expérience qu’on peut oublier si facilement.. Enfin, dans tous les cas, elle préféra ne pas avouer à Jack qu’elle se serait sentie plus rassurée s’il l’avait raccompagné, elle ne tenait pas à montrer encore plus ses faiblesses, il en avait largement assez vu pour ce soir sur ses points faibles.

    - C'est rien, rien du tout... Et je ne dirais rien, à personne. Tu crois vraiment que j'irais dire à tout le monde : Hey, tu sais quoi ? J'ai vu Lizzie pleurer ! Oui, j'étais mort, et je suis revenue à la vie, et elle pleurait ! ... Non, on me prendrait pour un fou.

    - Par contre, tu dois me promettre de ne rien dire toi aussi. Je préfère que ça reste entre nous...


    Lizzie acquiesça silencieusement, un léger sourire aux lèvres. Comme si elle-même allait le crier sur les toits. Elle se voyait bien arriver demain au boulot et dire à tout le monde dans les couloirs « hier soir Jack m’a sauvé la vie et m’a prouvé qu’il était immortel ! Au fait comment ça va toi ? » Non non sérieusement c’était tout bonnement inimaginable et même si elle avait voulut partager ce qu’elle savait de lui avec quelqu’un d’autre – ce qui n’était donc pas le cas – elle n’en aurait pas eut la possibilité. Qui aurait crut un truc aussi gros ? Car même à l’institut Torchwood où tout le monde voyait des phénomènes extra-terrestres et paranormaux toute la journée, personne n’y aurait crut. Lizzie elle-même qui l’avait vu revivre juste sous ses yeux, avait encore du mal à y croire. Mais c’était tellement indéniable..

    Lizzie soupira sans vraiment le vouloir tout en finissant par céder à la curiosité. Elle voulait savoir pourquoi il était immortel. Il venait de lui dire qu’il n’avait pas toujours été comme ça, donc qu’est-ce-qui l’avait fait changé ? Elle savait déjà qu’il avait longtemps voyagé avec le Doctor et elle était persuadée que ça avait un rapport avec lui. C’était obligé après tout, avec qui d’autre aurait-il put avoir ce genre d’aventure ?

    - C'est arrivé suite à un voyage avec ce Doctor, en 2100. J'ai participé à une guerre contre les Daleks, les plus horribles créatures en ce monde... Mais c'est encore une autre histoire. Ils m'ont exterminé, et pendant quelques minutes, j'ai été mort.

    Bingo tiens. Mais ce n’était pas son hypothèse bonne qui retint le plus l’attention de Lizzie. Ni les Daleks, créatures qu’elle ne connaissait pas du tout et avait donc du mal à imaginer la cruauté, mais bel et bien la dernière phrase de Jack. Rien que d’entendre ça elle revoyait son corps sans vie là juste sous ses yeux et elle frissonna tellement fort qu’elle était sure que même Jack l’avait remarqué. Elle détourna les yeux tout en essayant de faire passer ça pour un frisson de froid uniquement. Mais quand elle croisa les bras pour faire semblant d’avoir froid, non seulement elle se refit mal à l’épaule mais en plus de ça, elle se souvint soudainement qu’elle portait encore le manteau de Jack et que donc, il n’y avait aucune chance qu’elle réussisse à avoir froid. Elle faillit se frapper le crâne avec la paume de sa main mais se retint au dernier moment, voulant éviter d’en rajouter encore et de se trahir encore plus. Elle se contenta donc d’écouter le reste du récit de son patron, qui en ce moment même, était plutôt une sorte d’ami que son patron.

    - Rose. C'était la compagne du Doctor, à cette époque là. Elle a absorbé le coeur du Tardis, le vortex du temps. Et elle m'a ramené à la vie. Mais elle ne contrôlait pas ce qu'elle faisait, ce n'est qu'une simple humaine qui avait un trop grand pouvoir à gérer... Alors elle m'a rendu immortel.

    - Je n'ai su ça que bien après les faits. Ils m'ont abandonné en 2100, pour que j'aide les survivants à tout reconstruire, ce que j'ai fais. Puis, j'ai trouvé un moyen de revenir dans le passé, j'ai survécu aux guerres, à la famine, aux maladies... Et j'ai intégré Torchwood.


    Elle avait préféré ne pas l’interrompre pendant qu’il débitait toutes ses explications, mais après avoir entendu tout ça, Lizzie arborait exactement la même expression qu’avant qu’il n’ait commencé. En fait, elle était encore entrain d’essayer d’assimiler ce qu’il venait de dire. Vortex. Doctor. Rose. Immortel. 2100. Ça faisait un peu beaucoup d’un coup, même pour une scientifique aussi aguerrie que Elizabeth. M’enfin elle finit par réussir à faire le tri parmi les informations qu’il venait de lui balancer et ne put s’empêcher d’ouvrir la bouche, sans qu’aucun son n’en sorte, du moins pour l’instant. Alors comme ça c’était une humaine qui l’avait rendu immortel ? Et c’était arrivé il y a combien de temps ? Ce n’était pas mesurable, puisque Jack voyageait dans le temps. Il disait avoir été rendu immortel en 2100 hors dans le monde d’Elizabeth, ils n’étaient encore qu’en 2009. Elle fut prise d’un violent mal de crâne et se prit la tête de sa main encore indemne.

    - Toutes ces histoires de Vortex ou de je-ne-sais-trop-quoi-là, j’ai rien compris du tout Shocked

    En vrai, elle devait faire à peu près cette tête en effet : Shocked. Mais elle avait le sentiment que Jack ne s’attendait pas à autre chose, il n’avait pas du raconter cette histoire des centaines de fois mais il devait savoir que personne ne pouvait absorber autant d’informations d’un coup et que ce n’était pas facile à gérer comme ça là, aussi soudainement. Sans compter que Lizzie était encore en état de choc. Enfin, elle finit par laisser retomber son bras le long de son corps et fit un minuscule pas en avant vers Jack, tellement petit qu’elle n’était même pas sure qu’il l’ait remarqué. D’ailleurs, c’était surement tant mieux s’il ne l’avait pas vu parce qu’elle-même n’avait aucune idée de ce qui lui avait prit de le faire. Un moment d’égarement sans doute. Enfin elle finit par réussir à articuler.

    - Mais bon, j’ai compris l’essentiel je crois bien. Ça fait longtemps que.. Que ça t’est arrivé ? Tu le sais au moins ?

    Elle avait relevé les yeux pour le fixer cette fois. Contrairement à la plupart des gens qui pensent que d’être immortel est un cadeau du ciel, Lizzie avait tout de suite vu tous les inconvénients qu’un tel « don » pouvait donner à quelqu’un. Certes s’il n’avait pas été immortel elle ne serait plus de ce monde en ce moment même, mais elle ne pouvait pas s’empêcher de le plaindre, comme si elle réussissait à mesurer ne serait-ce qu’une infime partie du fardeau qu’il portait depuis peut-être des siècles et qu’il allait devoir porter jusqu’à la fin des temps. En même temps, Elizabeth avait toujours préféré voir la mort comme une délivrance plutôt qu’autre chose alors forcément, rencontrer quelqu’un qui était immortel.. Elle ne pouvait s’empêcher de le plaindre. Surtout qu’elle imaginait ce que ça devait faire de voir tous ceux qu’on aimait mourir les uns après les autres autour de nous. C’était surement en partie pour ça qu’il avait tout tenté pour la sauver un peu plus tôt dans la soirée. En tout cas, elle ne pouvait pas s’empêcher d’avoir un peu pitié de cette malédiction dont il était la victime.

    - Ça ne doit pas être facile tous les jours.. Tu sais.. Ton.. Ta.. Particularité.

    Elle le plaignait, sincèrement. Elle alla même jusqu’à lever son bras et à le poser sur celui de Jack, avant de finalement se rendre compte de ce qu’elle faisait et de retirer sa main comme si la peau de Jack l’avait brûlé. Elle détourna légèrement le regard pendant quelques secondes, gênée.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Lun 7 Déc - 1:27

    Encore une fois, elle refusait de se faire aider. Même si c'était simplement pour l'accompagner jusqu'à chez elle, elle ne voulait pas. N'importe qui d'autre aurait accepté cette offre, surtout venant de Jack, mais elle faisait exception à la règle. Elle ne voulait pas paraître faible, à tel point qu'elle ai besoin qu'on prenne soin d'elle. Elle restait sur ses positions, préférant garder ce masque de totale confiance et d'impassibilité, jouant le jeu jusqu'au bout. Un jour, il arriverait à la faire sortir de sa carapace, il se le promettait. Néanmoins, il était heureux de la voir moins froide envers lui, et un sourire étira ses lèvres sans qu'il ne s'en rende compte.
    Vint ensuite le moment où ils se promettaient l'un à l'autre le secret total. De toute manière, personne ne les croirait s'ils se mettaient à raconter ça à tout le monde, que ce soit lui ou Lizzie. Ce n'était pas plus mal, ils étaient au moins certains que le souvenir de cette soirée ne serait partagé avec personne d'autre. Il était pourtant plus vraisemblable de voir la scientifique pleurer que lui-même ressusciter... Mais il avait fait une promesse, il ne la trahirait pour rien au monde. Puis, il n'avait pas envie que quelqu'un d'autre le sache. Il aimait bien l'idée d'être le seul à être au courant.

    Après cet instant solennelle - ou pas - il se décida enfin à raconter le pourquoi du comment de son immortalité, sans rentrer dans toutes les explications scientifiques et temporelles qu'auraient donné le Doctor. Pourtant, bien qu'il est fait le plus simple possible, c'était toujours aussi difficile à comprendre pour des personnes non habituées à voyager dans l'espace et le temps. Il le voyait bien à son regard, qui changeait au fil de son récit, qu'elle ne devait pas enregistrer la moitié de ce qu'il disait. Mais elle avait demandé, il lui répondait ! Déjà, il parlait d'aliens qu'elle ne connaissait pas, d'une époque qu'elle n'avait pas vécu, et des personnes dont elle ne faisait qu'entendre parler. Difficile de pouvoir s'imaginer la scène de cette manière. Mais l'une des choses qu'elle arrivait très bien à visualiser, c'était son corps sans vie. Il put le sentir alors qu'elle frissonnait quand il prononçait cette phrase qui marquait à la fois sa fin et son commencement. Elle tenta bien de faire passer ce frisson pour la conséquence du froid qu'il faisait, mais elle avait apparemment oublié qu'elle portait son manteau, et il le portait assez souvent pour savoir qu'il était impossible d'avoir froid quand on l'avait sur le dos. Il continua alors sa petite histoire, ne quittant pas des yeux Lizzie, qui semblait attentive au moindre mot, même ceux qu'elle avait du mal à définir. Il ne dit rien le temps de la laisser encaisser tout ce qu'il avait bien pu sortir, tentant en vain de capter ses pensées en la fixant durant toute la durée de son silence.


    - Toutes ces histoires de Vortex ou de je-ne-sais-trop-quoi-là, j’ai rien compris du tout.

    Il laissa échapper un léger rire, s'attendant forcément à une réaction telle quelle. A dire vrai, ça l'aurait même plutôt étonnée qu'elle est tout compris sans avoir besoin de plus d'explications, il l'aurait vraiment comparé à ses cerveaux de la science dans ce cas.

    - Mais bon, j’ai compris l’essentiel je crois bien. Ça fait longtemps que.. Que ça t’est arrivé ? Tu le sais au moins ?

    Alors là.. Hum. Si c'était en 2100 qu'il avait atterrit, et qu'ensuite il était revenue vers le 19ème siècle, pour arriver jusqu'ici... Ça faisait un bon bout de temps, on va dire. Et pourtant, il avait toujours le physique d'il y a... de l'époque où il avait rencontré le Doctor. Avec quelques rides en plus seulement. Oui, il vieillissait, mais au ralenti, très au ralenti même.

    - Oh, ça fait longtemps. Très longtemps. Dans les environs de 250 ans peut-être... Mais j'ai vécu pleins de choses depuis, avec Torchwood. J'ai été envoyé dans une autre époque et j'y suis resté coincé un certain temps... Enfin, gardons 250, c'est un bon chiffre. Et ne me traite pas de vieux ! J'ai encore toute ma forme !

    Une touche d'humour ne pouvait pas faire de mal, non ? Mais ce n'était qu'un nombre approximatif, lui-même n'étant plus certain de l'année à laquelle il était revenu avant de voir son bracelet hors service. Mais comme il le disait, il avait vécu des tonnes d'autre chose, notamment avec son ancienne équipe. Encore une autre histoire ça ! Il en aurait des choses à raconter à ses enfants, petits-enfants, arrières-petits enfants, arrières-arrières-petits-enf... Oui, on a compris le principe, c'est le plus important.

    - Ça ne doit pas être facile tous les jours.. Tu sais.. Ton.. Ta.. Particularité.

    C'est là qu'il sentit le contact de son bras contre le sien, qui se stoppa bien trop vite à son goût. Elle avait mal à l'autre épaule aussi ? Elle ne se sentait pas bien ? Son regard sur elle se faisait plus protecteur, alors qu'il tentait quand même une réponse :

    - On fait avec. Le plus dur reste sans doute de devoir regarder les personnes que j'apprécie partir alors que, quoi que je fasse, je sais que je ne pourrais pas les rejoindre. Et ces autres personnes que je croise dans la rue, qui ne souhaitent que survivre aux aléas de la vie le plus longtemps possible, qui aimeraient être à ma place... Je les envie. J'ai eu mes périodes où je voulais absolument mourir, mais rien n'a jamais marché. Et à d'autres moments, je remercie cette "particularité" d'être là, comme ce soir par exemple. Sans elle, il y a des tonnes de choses que je n'aurais pas pu voir, des tas de personnes que je n'aurais pas pu sauver...

    Il se stoppa soudainement, prenant une bouffée d'air, et ne tenant plus en place faisant quelques pas dans la ruelle avant de se replacer face à Elizabeth.

    - Hors de question que tu rentres seule chez toi, j'insiste pour t'accompagner. Il est tard, les rues ne sont pas sûres pour les jeunes femmes comme toi à cette heure.

    Et voilà qu'il passait d'un sujet à un autre, en venant même à ressortir l'excuse bidon des rues dangereuses ! Il était tombé bien bas.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Lun 7 Déc - 13:20

    - Oh, ça fait longtemps. Très longtemps. Dans les environs de 250 ans peut-être... Mais j'ai vécu pleins de choses depuis, avec Torchwood. J'ai été envoyé dans une autre époque et j'y suis resté coincé un certain temps... Enfin, gardons 250, c'est un bon chiffre. Et ne me traite pas de vieux ! J'ai encore toute ma forme !

    Han bah oui c’était évident voyons ! Après tout il était immortel alors 250ans pour lui, on pouvait le considérer comme un nourrisson, et encore, il sortait à peine du ventre de sa mère à un âge pareil. Si Lizzie avait été un peu moins sous le choc encore elle aurait put en rire de se dire qu’elle l’homme qu’elle avait en face d’elle n’avait pas moins de 250 ans.. C’était quand même dur à avaler comme principe et elle avait beau l’avoir vu revivre sous ses yeux, revenir d’entre les morts juste sous son nez, eh bien le fait qu’il soit immortel et qu’il ait 250 ans n’était pas pour autant très facile à accepter. C’était remettre en question les lois de la nature les plus fondamentales ! C’était le principe même de l’être humain de naître pour mourir un jour, c’était ce qui les rapprochait tous.. Dans ce cas, ça faisait de Jack autre chose qu’un être humain.. Une anomalie comme il s’était lui-même appelé, et ça faisait quelque chose d’assez énorme qui les séparait tout à coup. Enfin, Elizabeth le ne voyait pas comme une anomalie de la nature, il était humain – à la base du moins – et il lui était arrivé quelque chose d’inexplicable ou en tout cas d’unique en son genre.. Mais elle n’arrivait pas à se dire qu’il n’était pas humain, même si son immortalité le rendait beaucoup moins semblable aux autres.

    - 250 ans.. Répéta-t-elle pensive.. Ça va tu es assez bien conservé pour un vieux comme toi.

    Ça allait encore, si elle réussissait à plaisanter à ce propos, même un peu, c’est qu’elle était déjà sur la bonne voie. Certes elle n’était surement pas prête à totalement accepter l’idée de connaître quelqu’un qui soit immortel, mais bon, elle tâchait de faire de son mieux pour se faire à l’idée. Après tout, c’était tellement indéniable maintenant qu’elle l’avait vu revenir à la vie, et elle avait déjà vu tellement de choses étranges et complètement paranormales, qu’elle était sure qu’un jour elle se ferait totalement à l’idée. Peut-être pas ce soir, voilà tout, parce que ça en faisait des informations à accepter mine de rien et elle était encore sous le choc de sa presque-mort, autant à lui qu’à elle d’ailleurs parce qu’ils avaient tous les deux frôlé la mort ce soir.. Bon pour Jack c’était un peu différent certes, mais quand même .

    Enfin Elizabeth ne pouvait pas s’empêcher de le plaindre un peu et elle ne se voyait pas parler d’autre chose que de ça à l’instant même. Ce fut surement pour ça qu’elle fit cette remarque sur le fait qu’elle imaginait à quel point ça devait être pénible de se savoir immortel. En plus de ça, sérieusement, s’il avait 250 ans, ça voulait dire qu’il ne vieillissait pas non plus, ou du moins à une vitesse incroyablement lente si c’était le cas. En tout cas ce fut dans un moment d’égarement qu’elle vint poser sa main sur le bras de Jack, qu’elle retira bien vite heureusement. Enfin, elle ne pouvait pas ignorer le regard qu’il lui lança après coup, tout ce qu’elle pouvait faire c’était faire semblant de rien, comme si elle n’avait rien fait. C’est ça Elizabeth, essaye de sauver les apparences, il n’y verra que du feu (). Il la regardait légèrement différemment désormais et elle préférait faire semblant de ne pas le remarquer, non pas qu’elle n’aimait pas ça, mais elle s’était jurée tellement de fois de ne pas se laisser avoir par lui qu’elle préférait ne pas prendre de risque, des fois que son regard si tendre la fasse craquer au final.

    - On fait avec. Le plus dur reste sans doute de devoir regarder les personnes que j'apprécie partir alors que, quoi que je fasse, je sais que je ne pourrais pas les rejoindre. Et ces autres personnes que je croise dans la rue, qui ne souhaitent que survivre aux aléas de la vie le plus longtemps possible, qui aimeraient être à ma place... Je les envie. J'ai eu mes périodes où je voulais absolument mourir, mais rien n'a jamais marché. Et à d'autres moments, je remercie cette "particularité" d'être là, comme ce soir par exemple. Sans elle, il y a des tonnes de choses que je n'aurais pas pu voir, des tas de personnes que je n'aurais pas pu sauver...

    Elizabeth ne put s’empêcher de ressentir à nouveau un élan de pitié devant cette analyse si touchante de sa « particularité ». Elle savait pertinemment qu’elle n’arriverait jamais à mesurer pleinement l’horreur que ça devait être d’être immortel de la sorte, mais déjà ce qu’il lui en disait réussissait à la conforter dans l’idée que ça devait être tout bonnement insupportable. Elle imaginait revivre toujours les même scènes d’adieux encore et encore, elle ne le supporterait tout simplement pas.. Mais c’était le genre de pensées qui vous aidaient à relativiser ce que vous aviez vécut, comme si en comparaison de toutes les souffrances que Jack avait subit, celles de la jeune femme n’étaient plus rien du tout. Le pire dans l’histoire de Jack, c’était qu’il n’y pouvait rien, que personne n’y pouvait rien et qu’on aurait beau souhaiter de toutes ses forces ne pas mourir pour ne pas lui infliger de nouveau la même souffrance, ce n’était pas possible. On ne pouvait pas vaincre la mort, Jack était une exception à la règle et il en payait le prix fort.

    Enfin sur une note joyeuse – juste un peu alors ! – elle ne put réprimer un léger sourire quand il dit qu’il y aurait des personnes qu’il n’aurait jamais pu sauver.. « Comme moi.. » pensa soudainement Elizabeth. « J’aurais du mourir ce soir, et pourtant je suis encore là. ». C’était très étrange ce sentiment d’être passé à quelques centimètres – voire millimètres dans son cas – de la mort.. C’était un peu cliché de dire qu’après une telle expérience on se mettait à vivre sa vie différemment, en fait, Lizzie était persuadée que ça ne changerait rien du tout, qu’elle continuerait à faire exactement les mêmes choses, qu’elle n’essaierait pas de changer les choses qu’elle regrettait ni rien du tout. Elle avait beau n’être qu’une scientifique à Torchwood, elle n’était pas naïve au point de se dire qu’elle n’était pas en danger permanent à l’institut. Elle savait que tous ses collègues, tous ceux qui travaillaient pour Jack, frôlaient la mort un jour ou l’autre. C’était ça d’ailleurs qu’elle n’arrivait pas à comprendre. C’était du masochisme de vivre aussi dangereusement et d’entrainer les autres avec soit pour Jack.. Certes, pour lui c’était tout à fait logique, mais pour les autres c’était juste inconsidéré comme risque.. Enfin elle imaginait qu’il faisait ça aussi en partie parce qu’il espérait être là pour sauver les gens qui risquaient leurs vies, et qui l’auraient risqué avec ou sans lui de toute façon.

    Soudain Jack se mit à se retourner pour aller faire quelques pas dans la ruelle et Lizzie l’observa silencieusement pendant qu’il semblait réfléchir. Elle sursauta presque quand il se retourna vers elle se rapprocha à nouveau.

    - Hors de question que tu rentres seule chez toi, j'insiste pour t'accompagner. Il est tard, les rues ne sont pas sûres pour les jeunes femmes comme toi à cette heure.

    Lizzie ne put réprimer un léger sourire tout en baissant la tête pour regarder ses pieds. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il ramène le sujet sur le tapis comme ça, ça c’était certain. Mais d’un autre côté, c’était gentil de sa part, légèrement sur-protecteur, mais gentil quand même. Lizzie se rendit compte que la perspective que Jack la ramène chez elle la rassurait un peu, surement était-ce parce qu’elle était encore sous le choc de son « accident » et qu’elle n’avait pas envie de risquer encore sa vie ce soir.. Peut-être était-ce aussi parce que ce qui leur était arrivé ce soir les avait aussi un rapproché.. Enfin, Lizzie préférait la première hypothèse quand même.

    Je ne vais pas me battre pour t’empêcher de me raccompagner non plus. Fais comme tu veux..

    Elle avait essayé dans un premier temps de le dire sur un ton de reproche, comme si elle n’était juste pas assez têtue pour se battre avec lui vu qu’il avait l’air si déterminé. Mais elle avait d’ors-et-déjà relevé les yeux vers lui et en croisant son regard elle ne put s’empêcher de sourire à nouveau. Au fond, elle était touchée qu'il soit gentil comme ça avec elle mais bon, pour le coup son plan avait encore totalement foiré. Elle avait beau essayé de ne rien laisser transparaitre ce soir là, on aurait dit que le sort s’acharnait au contraire à la rendre le plus transparente possible à Jack. Il allait falloir qu’elle se ressaisisse, et vite, sinon bientôt elle allait devenir comme tout le monde et ça, elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas finir comme toutes ses filles qui tombaient dans les bras du capitaine et elle ne voulait pas non plus prendre un risque inutile de se faire blesser à nouveau – émotionnellement bien sur, car physiquement ça elle n’en avait pas spécialement peur.

    Enfin Elizabeth commença à déboutonner doucement le manteau de Jack qu’elle avait toujours sur le dos, en faisant attention de ne pas se refaire mal à l’épaule. Tandis qu’elle enlevait les boutons un à un, lentement à cause de son épaule elle dit :

    - Il vaut mieux que je te le rende avant que je ne réussisse à le bousiller complètement. Avoue c’est pour ton manteau que tu as sauté, hein ?

    Elle lança un sourire amusé à Jack tandis qu’elle lui tendait le manteau qu’elle avait enlevé. Il ne faisait si froid que ça finalement, et rien que l’idée qu’il n’arrête pas de prendre soin d’elle avait gêné Lizzie au point d’avoir envie de lui rendre son manteau. Tant pis si elle avait un peu froid, elle n’avait pas envie qu’on prenne soin d’elle comme ça, enfin, c’était ce qu’elle croyait. Mais elle était surtout trop fière pour apprécier l’aide de quelqu’un d’autre, dans un quelconque domaine que ce soit. Elle regarda sa montre tout en constatant qu’il était à présent presque deux heures du matin et les transports en communs avaient cessé de faire le tour de la ville de Cardiff depuis presque une heure désormais. Heureusement qu’elle n’habitait pas trop loin non plus, à peine une demi-heure à pied, sinon ils auraient eut l’air malin. Et puis de toute façon, la marche à pied ça allait la réchauffer tiens.

    Tu es sur de vouloir venir ? On va devoir y aller à pied et on en a pour au moins 30 minutes..

    Elle se surprit alors à espérer qu’il dise qu’il venait quand même. Non mais sérieusement, il allait falloir qu’elle arrête de suite après ce soir, sinon elle pouvait être sure qu’elle allait encore se faire du mal pour rien. Elle ne pouvait pas prendre le risque de se rapprocher de quelqu’un comme Jack, ça n’aurait pas été se rendre service, d’ailleurs ni pour lui ni pour elle.

    (Vive ma prof d'anglais pas là )
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Sam 12 Déc - 21:00

    - Je ne vais pas me battre pour t’empêcher de me raccompagner non plus. Fais comme tu veux..

    Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, même si la voir lâcher prise aussi facilement le déconcertait. Il avait tellement prit l'habitude de la voir résister à toutes propositions, aussi minimes et inutiles qu'elles puissent l'être. Mais cela ne le gêna pas pour autant, au contraire, malgré que les femmes qui se faisaient croire inaccessibles préservaient le mystère et intriguaient, il était heureux de découvrir cette nouvelle facette de la personnalité de Lizzie, qui était sans doute plus proche de lui que jamais à cet instant, enfin pas du point de vue physique bien sûr.
    C'était tellement rare de la voir baisser la garde, se confier ne serait-ce qu'un peu, même indirectement, qu'il se sentait soudain honoré d'avoir le droit de la raccompagner. Quelques heures plus tôt, il n'aurait pu imaginer une seule seconde pouvoir voir la façade de l'appartement de la belle brune, et voilà que ça arrivait. Comme quoi, cette nuit était bien inhabituelle... Peut-être même trop. Il savait que ces moments ne duraient jamais, qu'ils était toujours trop courts, il fallait juste qu'il en profite sans songer à l'instant où il la laisserait au pas de sa porte.

    Il plissa légèrement les yeux alors qu'elle commençait à entreprendre de retirer son manteau, qui lui avait tenu chaud jusque là, mais avait aussi faillit causer sa perte. Tout ça pour un vêtement ! Pas n'importe quel vêtement, c'est vrai, mais quand même.


    - Il vaut mieux que je te le rende avant que je ne réussisse à le bousiller complètement. Avoue c’est pour ton manteau que tu as sauté, hein ?
    - Ah ! J'espérais que tu ne le devinerais pas. Mais c'est vrai, j'avoue tout, c'est pour le manteau. Comprends moi, comment pourrais-je survivre sans lui ?


    Ahah, quel humour foudroyant. Il s'améliorerait avec le temps... on espérait. Qu'elle commence à blaguer lui remontait son moral, ça montrait qu'elle était déjà un peu moins sous le choc, et qu'elle se sentait mieux. En tout cas, il y avait un énorme contraste entre cette Elizabeth qui se trouvait en face de lui, et celle totalement effondrée d'il y a peu de temps.
    Prenant le manteau qu'elle lui tendait à présent d'une seule main -en espérant qu'elle ne regrette pas de s'en séparer ensuite- il préféra ne pas le mettre sur son dos, n'ayant pas particulièrement froid. L'air avait beau se rafraîchir d'heure en heure lorsqu'il faisait nuit, il avait déjà eu à faire à bien pire, et ce n'était pas une température élevée à seulement quelques degrés qui allait causer sa perte, loin de là.


    - Tu es sur de vouloir venir ? On va devoir y aller à pied et on en a pour au moins 30 minutes..

    Cherchait-elle encore une excuse pour qu'il ne vienne pas ? Pour retrouver un peu de son assurance et réussir à redevenir cette femme qui n'exposait jamais au grand public ses sentiments ? C'était sans compter sur Jack, qui n'avait pas l'intention de la lâcher de si tôt. Son regard resta quelques secondes fixé sur elle, alors qu'il réfléchissait aux possibles conséquences de la réponse qu'il donnerait. Il était déjà certain de lui en donner une positive, mais si jamais il dirait non, que se passerait-il ? C'était souvent dans les moments les moins appropriés qu'il se posait ses questions sur "l'effet papillon", comme on le nommait. Un simple mot, un simple geste, peut modifier le court du temps en un instant, et il était bien placé pour le dire. S'il ne songeait ne serait-ce que quelques secondes à la laisser partir seule, il pourrait lui arriver n'importe quoi auquel il n'assisterait pas. Pendant qu'elle retrouverait le chemin de son appartement, il s'occuperait à autre chose, irait faire un tour dans Cardiff, aurait peut-être l'occasion de sauver une autre vie aujourd'hui... Mais en la raccompagnant, il lui éviterait un probable agression ou même un second accident pour la soirée. Étrangement, il se mit plus à penser à la sécurité de la jeune femme qu'à celle d'un inconnu en danger quelque part dans la nuit qu'il pourrait aider. Sûrement s'en voulait-il de cette chute dont son manteau était l'origine, de cette incertitude qu'il avait produit chez elle, et il voulait se rattraper de son mieux.

    - N'essaie pas de me faire changer d'avis, je peux être très têtu moi aussi.

    Un sourire se dessina sur les lèvres, alors que d'un mouvement de tête il l'invitait à commencer la marche. Il ne connaissait pas vraiment le chemin, étant donné qu'il n'avait jamais été chez elle. Même pour lui proposer une place à Torchwood, c'était à son école qu'il l'avait trouvé.
    Il ne voulait pas que le silence s'installe entre eux deux, surtout si c'était pour une demie-heure entière. Seulement, essayer de trouver un sujet de conversation intéressant après avoir parler de votre vie d'immortel, c'était dur de trouver mieux !


    - Hum.. Tu habites toute seule alors ?

    Il était rare qu'il s'intéresse à la vie privée de ses agents ou autres, mais là il n'avait pas grand chose à dire. Et il ne pensait pas que lui demander si le dernier produit alien retrouvé à une précédente mission avait été identifié soit la meilleure des approches. En vérité, c'est surtout qu'il pensait que tous avait le même train quotidien : Se lever, S'habiller, Manger, Travailler, Pause Café, Travailler, Manger, Travailler, Pause Café, Travailler, Rentrer, Se doucher, Se coucher. En tout cas, ça devait sans doute l'être pour la plupart des membres de l'institut, qui n'avait pour la majorité pas de conjoints, ni de famille, qui les attendait le soir. Ils étaient seuls, comme lui. Et son but en regroupant tout ces gens était de faire en sorte qu'ils soient moins abandonnés, qu'ils trouvent des personnes qui leur ressemblent avec qui se lier d'amitié, même si sans s'en rendre compte, il ne faisait qu'augmenter leur solitude, le travail prenant l'intégralité de leur temps libre. C'est en voulant faire bien qu'il empirait les choses, inconsciemment.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 13 Déc - 0:17

    - Ah ! J'espérais que tu ne le devinerais pas. Mais c'est vrai, j'avoue tout, c'est pour le manteau. Comprends moi, comment pourrais-je survivre sans lui ?

    Sur le coup elle faillit lui répondre que c’était normal qu’il se raccroche à quelque chose de matériel vu que son manteau, lui, techniquement, ne pouvait pas mourir. Mais elle se retint au dernier moment, signe que finalement elle n’était pas encore tout à fait à l’aise avec le fait que le « jeune » homme soit immortel. Et en plus de ça, plaisanter avec le fait que ça devait être terriblement dur ne plaisait pas franchement à Lizzie, aussi donc elle ravala sa réplique juste à temps, se contentant d’un léger sourire amusé, tout en continuant à enlever le fameux manteau. Elle finit par lui tendre, constatant avec étonnement qu’il ne l’enfilait pas. Alors là franchement il abusait, elle aurait du le garder tiens. Enfin, elle aurait eut trop peur de refaire une bêtise et de remettre en péril la vie de son précieux manteau de toute façon.. .

    En tout cas, sans vraiment comprendre pourquoi elle cherchait à faire ça, elle essaya de le dissuader de la raccompagner. Pourtant elle savait parfaitement qu’elle préférait qu’il vienne – elle le regrettait un peu d’ailleurs, parce qu’elle avait peur de ce que ça pourrait signifier.. Elle ne voulait pas s’attacher à lui, ni à qui que ce soit d’autre d’ailleurs, le pire c’était qu’elle en était consciente. Enfin toujours est-il qu’elle avait plutôt essayé de l’en dissuader – sans grande conviction – plus dans l’espoir qu’il dise oui pour qu’elle n’en soit que plus contente. C’était un peu comme quand on demande à quelqu’un de dire ce qu’il pense de l’une de nos œuvres, en lui demandant d’être honnête, juste pour avoir plus de satisfaction si la critique est positive. Non non ce n’était pas si compliqué et tordu que ça voyons scratch.

    Enfin dans tous les cas la question que Lizzie lui avait posé semblait l’avoir fait tomber dans une profonde réflexion et après quelques secondes la jeune femme se demanda si elle allait avoir bientôt des raisons de regretter de lui avoir dit de ne pas venir. Enfin, elle se retint de justesse de soupirer de soulagement quand elle se rendit compte qu’il n’en était rien. Ce fut à ce moment là qu’elle se rendit que ce n’était pas bon, pas bon du tout ce qui était entrain de se passer. Le fait de l’avoir vu mourir puis revenir à la vie sous ses yeux avait eut un effet imprévisible sur elle – peut-être aussi le fait qu’il lui ait sauvé la vie allez savoir – et elle avait l’impression qu’elle commençait à s’attacher à lui. Et ça, elle voulait l’éviter à tout prix. Au départ c’était pour éviter de souffrir s’il finissait par mourir avant elle, mais étant donné sa particularité, cette option se retrouvait tout à fait impossible, mais restait encore la peur tout à fait rationnelle qu’Elizabeth ressentait de se faire abandonner, de quelque façon que ce soit. Et elle ne devait pas, elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas faire les mêmes erreurs que dans le passé, c’était impossible. Mais elle avait beau essayer de se dire qu’elle faisait une erreur, l’ambiance devenue particulière de la nuit l’empêchait de trop réfléchir.

    - N'essaie pas de me faire changer d'avis, je peux être très têtu moi aussi.

    Elle sourit timidement tout en prenant la première bonne résolution de toute sa vie : elle allait éviter de trop réfléchir à tout ça ce soir, sinon elle allait se gâcher la soirée, et ça elle n’en avait aucune envie. Alors elle chassa ses pensées trop sombres de sa tête pour ne se concentrer que sur ce qui se passait autour d’elle au moment présent. C’était assez nouveau pour elle finalement, et assez.. Déroutant.

    - Bien, je ne ferais pas ma tête de mule.. Pour cette fois-ci du moins .

    Puis elle commença à avancer en direction de son appartement après le léger coup de tête que Jack avait donné pour l’y inviter. Elle ouvrit donc la marche, Jack à ses côtés, avançant tous les deux côtes à côtes dans le froid hivernal de Cardiff. Lizzie enfouie ses mains dans les poches de son pantalon en se rendant soudainement compte qu’il ne faisait pas si chaud que ça en fait. Elle avait encore voulu jouer la fille fière et elle allait avoir froid du coup. Bah tant pis, elle était toujours persuadée que le jeu en valait la chandelle et sa fierté passait encore au-dessus de pas mal de choses, le froid en particulier. Enfin, ils avancèrent ainsi pendant quelques secondes seulement, et alors que Lizzie, elle, s’accommodait très bien du silence qui s’apprêtait à s’installer, Jack, lui, préféra commencer une conversation. Bah au point où elle en était, elle n’était plus à un secret près de dévoilé cette nuit là..

    - Hum.. Tu habites toute seule alors ?

    - J’ai déjà connu plus discret comme technique pour se renseigner là-dessus.. . Elle lui lança un sourire malicieux avant de rajouter d’un air moqueur

    - Je plaisante . Et pour répondre à ta question oui je vis toute seule.

    Elle faillit continuer en rajoutant que ça lui allait parfaitement comme ça, mais encore une fois, quelque chose l’en empêcha et elle ne dit rien de plus. Enfin, elle continua à avancer et presque plus par habitude qu’autre chose, elle sortit une cigarette, l’alluma et la porta lentement à ses lèvres. Ça allait aider à la réchauffer ça déjà, même si du coup, l’une de ses mains ne bénéficiait plus de la chaleur de la poche de son pantalon.

    Et toi tu ne vis pas seul, si ? Enfin tu vis avec ton manteau non ?

    Elle lui lança un sourire amusé, même si au fond, elle aurait même pu comprendre son attachement à ce manteau. Même s’il l’avait dit en plaisantant tout à l’heure, il semblait avoir tellement d’importance pour lui que Lizzie était en droit de considérer qu’il vivait avec. Enfin maintenant qu’elle était partie, elle allait avoir du mal à s’arrêter, Jack avait commit une terrible erreur en proposant à une femme de discuter, ça finissait toujours mal pour l’homme en question. Enfin, n’exagérons rien, Lizzie n’était pas du genre très bavarde non plus, mais avec Jack ça allait, elle aimait bien discuter avec lui, et ça lui permettait d’oublier momentanément sa « particularité ».

    - En fait, ça va paraitre idiot, mais si je n’étais pas déjà venu chez toi, je penserais surement que tu vivais à Torchwood, dans l’institut même. Tu sais comme quand tu es gamin et que tu es persuadé que tes professeurs dorment à l’école.. !

    Et là, Lizzie se demanda pourquoi elle avait sortit ça Shocked. Histoire de discuter probablement mais même elle se rendait compte qu’elle aurait put trouver mieux quand même là. Enfin elle préféra ne pas en rajouter une couche, elle avait déjà trop parlé depuis tout à l’heure et elle ne voulait pas finir comme Sharity.

    ()
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 27 Déc - 7:24

(Non mais genre Sharity elle est géniale ! ... Ah oui et désolée pour le retard aussi, mais là j'ai un peu dormit, mais je me suis réveillée, mais là je vais y retourner, mais on s'en fiche )

    - J’ai déjà connu plus discret comme technique pour se renseigner là-dessus..

    Hum oui, c'est vrai que pour le coup, il ne pouvait nier avoir été très... pas futé. Habituellement il jouait beaucoup plus dans la subtilité, et ça marchait, mais ce soir, vu comment ils étaient partis tout les deux, ça ne servait à rien d'y aller par quatre chemins, non ? Autant faire dans la simplicité et la rapidité, ça a toujours -ou presque- fait ses preuves. Puis c'est vrai qu'il pouvait paraître très indiscret, lui qui d'habitude n'interrogeait jamais les employés de l'institut. Elle devrait se sentir honorée alors, d'attirer à ce point son attention, la chanceuse.

    - Je plaisante. Et pour répondre à ta question oui je vis toute seule.

    Oh. En vérité, il s'y attendait. Même si Elizabeth était loin d'être sa meilleure amie dont il savait tout les plus lourds secrets, il avait véritablement du mal à l'imaginer habité avec quelqu'un que ce soit en collocation ou... hrm.. en couple. Cette dernière possibilité était même définitivement bannie. A moins que depuis cette première soirée qui, il fallait le dire, datait de plusieurs mois maintenant, elle est trouvée quelqu'un à sa hauteur. Cependant, même s'il s'était montré très direct pour ce qui était du partage possible de son appartement avec d'autres personnes, il n'allait pas lui balancer soudainement "Et au fait, t'as quelqu'un dans ta vie ?". Il n'était même pas certain qu'elle lui répondrait de toute manière ! Il ne prêta même pas à la cigarette qu'elle allumait alors qu'il était en train de réfléchir à la meilleure manière d'aborder le sujet... qu'il n'était lui-même pas certain de vouloir aborder. Elle lui retournerait sans doute la question, et il ne saurait quoi répondre. Il en avait eu tellement de relations... que ce soit allé jusqu'au mariage ou que ça ai duré quelques heures tout au plus.

    Et toi tu ne vis pas seul, si ? Enfin tu vis avec ton manteau non ?

    Son manteau, son fameux manteau, qu'il aimait plus que n'importe qui. Au moins lui, il n'avait pas besoin de lui apporter le petit-déjeuner au lit tout les matins. Ni de devoir attendre pendant deux heures qu'il est finit de se préparer dans la salle de bain. Ni de devoir lui acheter des centaines de paires de chaussures inutiles. Ni de lui dire "Je t'aime" tout les jours au risque de se voir accuser de voir une autre femme... quoi que même s'il n'était pas obligé, il le lui disait quand même. Quoi ? Il avait pas le droit peut-être ? Mais ce manteau, il était certain qu'il ne le quitterait jamais, qu'il ne pourrait pas le trahir, qu'il ne pourrait pas l'abandonner. C'était les plus fidèle de tous, et ça, ça valait de l'or.

    - Et bien, à part le manteau, j'ai personne d'autre. Mais je préfère. Je pense pas que je supporterais la vie à deux ou à trois ou à... n'importe combien en fait. Et je pense pas qu'on me supporterais non plus.

    Laissant échapper un léger rire, il posa son regard sur Lizzie avant de mettre son manteau sur son épaule, le tenant d'une main. Seules les lumières des réverbères éclairaient les rues de la ville britannique qui était complètement vide de monde. Même les lumières des habitations alentours étaient toutes éteintes, la ville entière étant endormie à cette heure de la nuit.
    Il eut un léger sourire alors que, à peine avait-il terminé sa phrase, la scientifique enchaînait de nouveau. Au moins, à ce train-là, ils étaient certains de ne pas s'ennuyer jusqu'à arriver à destination. Il fallait juste la faire démarrer pour qu'elle ne puisse plus s'arrêter en fait, Elizabeth, elle n'était pas si difficile que ça à comprendre !

    - En fait, ça va paraitre idiot, mais si je n’étais pas déjà venu chez toi, je penserais surement que tu vivais à Torchwood, dans l’institut même. Tu sais comme quand tu es gamin et que tu es persuadé que tes professeurs dorment à l’école.. !

    Ne pouvait retenir un rire, il se reprit cependant rapidement, retournant ses yeux bleus en direction de la jeune femme. Oh oui, il se souvenait de ces histoires qu'ils se faisaient lui aussi, s'imaginant les enseignants qui devaient dormir dans une pièce secrète cachée derrière le tableau, ou quelque chose qui ressemblait à ça. Maintenant qu'il avait grandit -beaucoup grandit vu son âge- il se disait qu'il n'était qu'un pauvre imbécile quand il était petit... Mais d'un côté, il n'avait pas non plus réussit à prouver que les professeurs dormaient en dehors de l'école... Donc tout était possible.

    - Et bien au risque de te surprendre, ça m'arrive. Je suis pas souvent chez moi, autant dire presque jamais. Et quand j'ai pas envie de rentrer après avoir travailler tard, ou tout simplement que j'ai pas la motivation de me lever tôt le lendemain pour faire le trajet, et bien je dors à Torchwood. Tu feras attention la prochaine fois, mais dans mon bureau y'a une porte au fond, à côté de la grande plante tu vois ? Et ça mène à une... mini chambre on va dire. C'est très pratique ! Puis en fait, c'est comme ma maison... Je m'y sens plus chez moi que dans n'importe quel appartement.

    Son travail, sa motivation, sa raison d'exister. Tout ça, qui le raccrochait à la planète Terre. S'il l'avait voulut, il aurait pu, après avoir retrouvé le Doctor, continué à voyager dans le temps et l'espace à sa guise. Découvrir de nouvelles galaxies, de nouvelles espèces, de nouvelles communautés. Tant de choses, au-dessus d'eux, qui attendaient d'être explorées. Mais malgré leur folie et leur bizarreries, les humains étaient les plus attachants de tous, et une fois qu'on était comme lui resté trop longtemps à leur côté, on ne peut s'imaginer vivre autrement. Ce qui au fond, n'était pas plus mal. S'il n'avait pas été là, l'institut n'aurait sans doute pas été remit sur pied, et tellement de personnes seraient décédées à cause de ces phénomènes aliens que personne n'aurait stoppé. Même le plus petit objet traversant la faille peut être dangereux, souvent même c'est le plus discret dont il faut se méfier davantage. Tout est une question de curiosité après... La plupart des personnes qui travaillaient pour lui étaient là parce qu'elles voulaient savoir ce qui se trouvait au-delà de leur galaxie.

    - Dommage que tout les cafés soient fermés à cette heure, j'ai soif. Je t'aurais bien invité aussi... Ce sera pour une prochaine fois.

    Non, ce n'était pas un rendez-vous prochain qu'il lui assurait. Suspect Mais ça se voit tellement pas, son invitation est si bien dissimulée.... Comment ça non ? On s'en fiche ! Puis ce n'était quand même pas de sa faute à lui si la fatigue rendait ses performances en la matière moins évidentes et plus décevantes. Demain il serait de nouveau le Jack que tout le monde connaît... Mesdames, vous ne serez pas déçues.

    - Et t'as même pas d'animaux de compagnie ? Un chat, un chien ? Non, pas de chien ? J'ai toujours voulu avoir un husky sibérien. C'est depuis que j'ai vu Balto... ça m'a marqué ce dessin-animé ! Dire qu'à quelques années près, j'aurais pu le voir en vrai de vrai ! Et je t'interdis de te moquer.

    Oui parce qu'il la voyait déjà venir d'ici, alors qu'il lui racontait son rêve de gosse, à rigoler parce qu'il parlait d'un chien, alors que quelques minutes plus tôt il se faisait encore des films sur ses anciens professeurs d'écoles. A croire que Sha' contaminait tout le monde sur son passage, et qu'en plus de commencer à donner sa maladie du bavardage à Lizzie, elle commençait à faire faire des changements de sujet sans aucun sens au capitaine. La méchante... elle restait trop souvent au travail celle-là aussi, il faudrait qu'il pense à la mettre en congé, histoire de renouveler l'air du bâtiment, que les gens soient décontaminés de la tempête Whitehead.

    - Hum... C'est vraiment stupide ce que je vais te dire là, mais j'ai rien d'autre à dire... Pourquoi tu t'es mises à fumer ?

    Quand on vous dit que ça n'a aucun rapport. Mais au fond, c'était pas une question si stupide que ça. La plupart des personnes commencent à fumer à l'adolescence : c'est la période des nouvelles expériences, celle où on se croit tout permit et où on veut tout faire comme le grand frère, la grande soeur ou les amis. Mais à quelques reprises, c'était à cause de problème personnelle qu'une personne se mettait à la nicotine, histoire d'oublier ses ennuis, soit-disant le tabac aidant à penser à autre chose. Alors que lui, tout ce qu'il voyait, c'était un tube remplie de je-ne-sais-quoi qui vous rends accro plus rapidement que vous ne dites "Oups". C'était ça, en clair. Une fois que la première était passée, impossible de se stopper ! Ou presque, car certains résistaient et arrivaient au bout de quelques mois à rester dans une pièce remplie de fumeurs sans avoir l'envie de craquer. Il fallait juste de la volonté ! Mais il n'était pas là pour lui faire une leçon de moral ou je ne sais quoi, surtout que ce n'était pas dans ses intentions de la forcer à arrêter contre sa volonté.
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MessageSujet: Re: Alone after midnight [Fe]   Dim 27 Déc - 16:07

    - Et bien, à part le manteau, j'ai personne d'autre. Mais je préfère. Je pense pas que je supporterais la vie à deux ou à trois ou à... n'importe combien en fait. Et je pense pas qu'on me supporterais non plus.

    C’était quoi ce léger sentiment de satisfaction et de soulagement qu’elle ressentait là ? Pourtant elle savait parfaitement que Jack vivait seule, enfin c’était comme ça qu’elle se l’était toujours imaginée vu le nombre de femmes qu’il pouvait bien draguer par jour, et dont elle faisait quelque fois partie même. Enfin elle chassa ces quelques sentiments de ses pensées et esquissa un maigre sourire quand il dit que personne ne réussirait à le supporter. Elle n’en croyait pas un mot et d’ailleurs, elle ne put s’empêcher de répliquer, comme si elle n’avait pas été capable de s’empêcher de remettre le sujet sur le tapis :

    "Han je suis sure que certaines filles de l’Institut serait prête à faire l’effort de te supporter.."

    Elle lui lança un sourire malicieux avant de détourner le regard. Pourquoi elle n’avait pas pu s’empêcher d’en reparler ? Ça la dérangeait ou quoi ? Non, non ça n’avait rien à voir avec ça, c’était juste.. Juste que c’était vrai et puis c’est tout elle n’avait même plus le droit de faire une simple remarque innocente sans que tout de suite, tout le monde lui tombe sur le dos et cherche une explication douteuse.. Enfin tandis que Lizzie continuait à se battre entre la partie « normale » et plus émotionnelle de son cerveau et entre la partie plus « froide » et plus réservé qu’elle s’efforçait de mettre en avant chaque jour, les deux jeunes Torchwoodien avaient continué à avancer dans les rues éclairés de Cardiff. Enfin pour éviter de se battre de nouveau avec son deuxième moi intérieur - - elle commença à dire des âneries, comme le fait qu’elle avait toujours pensé que ses professeurs dormaient à l’école.. Enfin comme pas mal de monde d’après ce qu’elle avait comprit, mais quand même. Mais de là à lui dire qu’elle pensait qu’il dormait à l’Institut.. C’était désespérant, Lizzie attendait à présent impatiemment d’être de retour chez elle, de prendre une bonne nuit de sommeil et d’arrêter d’être aussi.. Uhm, transparente peut-être et simple ? Oui ça devait être ça.

    - Et bien au risque de te surprendre, ça m'arrive. Je suis pas souvent chez moi, autant dire presque jamais. Et quand j'ai pas envie de rentrer après avoir travailler tard, ou tout simplement que j'ai pas la motivation de me lever tôt le lendemain pour faire le trajet, et bien je dors à Torchwood. Tu feras attention la prochaine fois, mais dans mon bureau y'a une porte au fond, à côté de la grande plante tu vois ? Et ça mène à une... mini chambre on va dire. C'est très pratique ! Puis en fait, c'est comme ma maison... Je m'y sens plus chez moi que dans n'importe quel appartement.

    Shocked C’était à peu près la tête qu’elle avait fait quand il avait dit qu’il dormait de temps en temps à l’institut. Elle n’avait pas dit une connerie pour une fois, même si au départ, c’était censé en être une. Enfin il dormait à l’institut de temps à autre, ça c’était assez surprenant comme idée, et pourtant, c’était parfaitement logique une fois qu’on avait entendu les explications du Capitaine. Enfin pour essayer de meubler un peu et d’éviter les silences trop pesants, elle tira une bouffée de sa cigarette avant de dire le plus innocemment du monde au début :

    "En fait c’est pas bête du tout ! Moi aussi je vais essayer de dormir là-bas un soir.. ! Enfin.. Oui.. J’amènerais mon sac de couchage.. Dans.. Dans mon bureau."

    Elle essayait tant bien que mal de se rattraper après que de drôles d’images lui soient venues en tête. Pourtant elle ne l’avait même pas fait exprès, mais après avoir dit sa première phrase, elle s’était rendue compte qu’elle pouvait être prise d’une façon différente, ce qui n’était pas l’effet voulut honnêtement.. Enfin elle s’efforça de regarder droit devant elle en marchant pour éviter de croiser le regard de Jack, histoire de faire passer ce léger moment d’embarras.

    - Dommage que tout les cafés soient fermés à cette heure, j'ai soif. Je t'aurais bien invité aussi... Ce sera pour une prochaine fois.

    Pour le coup Lizzie se tourna de nouveau vers le capitaine, plus par réflexe qu’autre chose. Mais celui-ci semblait résolut à regarder ailleurs alors Lizzie n’insista pas. Il essayait de lui donner rendez-vous pour une prochaine fois ou bien ? Elle pensait qu’avec toutes les femmes qu’il draguait chaque jour il serait un peu plus à l’aise quand il le faisait.. Mais bon, elle mit ça sur le compte de l’heure tardive et des émotions de ce soir. Enfin elle se contenta d’acquiescer silencieusement, sans être sure qu’il l’ait remarqué, bien au contraire même. Mais elle n’avait pas envie de répondre à ça, non pas qu’elle n’ait pas envie d’aller prendre un verre avec lui une autre fois, seulement qu’elle n’avait pas envie d’avouer qu’elle en avait envie, et puis, il devait s’en être rendu compte depuis le temps.. Han quelle idiote elle faisait, elle avait été transparente, bien trop transparente cette nuit là, et elle avait du mal à le supporter..

    - Et t'as même pas d'animaux de compagnie ? Un chat, un chien ? Non, pas de chien ? J'ai toujours voulu avoir un husky sibérien. C'est depuis que j'ai vu Balto... ça m'a marqué ce dessin-animé ! Dire qu'à quelques années près, j'aurais pu le voir en vrai de vrai ! Et je t'interdis de te moquer.

    "Je ne me moque pas mais il faudrait que tu songes à arrêter de parler à Sharity. Sinon, non je n’ai pas d’animaux, je n’aurais pas assez de temps pour m’en occuper correctement de toute façon."

    D’ailleurs c’était aussi valable pour un éventuel petit copain, que de toute façon elle évitait toujours d’avoir. Mais bon, même si c’était une toute autre histoire, le manque de temps avait joué aussi, un peu au moins. Enfin concernant Sharity elle la connaissait assez pour savoir que c’était une vraie pipelette et qu’il était tout simplement impossible de la faire taire. Jack devait l’avoir côtoyé trop souvent pour être devenu aussi bavard, si ça se trouve ils étaient même déjà sortis ensemble, après tout ça n’étonnerait pas Lizzie. Elle savait que tout le monde avait du mal à résister au capitaine, elle y compris, même si elle essayait vainement de le cacher depuis toujours. En attendant elle reprit une bouffée de sa cigarette et continua à avancer, jusqu’à ce qu’une question bien inattendue lui tombe dessus sans le moindre avertissement :

    - Hum... C'est vraiment stupide ce que je vais te dire là, mais j'ai rien d'autre à dire... Pourquoi tu t'es mises à fumer ?

    Lizzie se tourna par réflexe vers Jack tandis qu’ils avançaient toujours et finit justement à ce moment là sa cigarette, dont elle jeta négligemment le mégot derrière elle. Elle détourna finalement le regard, préférant se concentrer sur les magnifiques paysages que Cardiff lui offrait à ce moment là, autrement dit des immeubles, des immeubles et ah tiens, une décharge publique pas très loin.. Mais non mais non elle n’essayait pas d’éviter la question et non il n’avait pas touché un point sensible. Quoi, qu’est-ce-qu’il voulait qu’elle lui réponde ? Qu’elle aimait bien l’idée de se tuer un peu plus rapidement chaque jour ? Qu’elle avait besoin de ce sentiment d’auto-destruction ? Que peut-être c’était simplement un moyen de se punir elle-même et de se faire du mal inconsciemment ? Non, non, elle n’allait pas lui dire ça, elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une folle déjà, et en plus de ça, c’était bien trop personnel selon elle pour être confié à qui que ce soit.. Enfin elle finit par se décider à répondre après avoir laissé le silence s’installer pendant une minute, histoire de ne pas paraitre trop suspecte, même si pour le coup, c’était probablement raté :

    "Uhm.. Juste une habitude que j’ai prise d’une de mes amies.."

    Bon, certes, aucune de ses amies ne fumait à sa connaissance, mais ça, il n’était pas censé le savoir. Et puis, elle essayait de faire passer son addiction à la cigarette comme parfaitement anodine. En attendant, il avait réussit à lui rappeler énormément de mauvais souvenir et d’un coup, elle eut envie d’allumer une autre cigarette. Mais elle se retint, elle venait juste d’en finir une et elle n’avait pas spécialement envie d’avoir l’air totalement désespérée. Surtout qu’elle était plus ou moins persuadée que le jeune homme avait comprit en partie qu’elle avait mentit. Bon, c’était tellement évident de toute façon..

    "J’ai réussit à être crédible là, ou pas ?"

    Elle lança un mince sourire amusé à Jack, après avoir finalement décidé d’avouer clairement qu’elle avait mentit. Elle ne savait pas tellement pourquoi elle avait fait ça, surement qu’elle avait eut envie que quelqu’un soit au courant que ce n’était pas si anodin, peut-être était-ce une sorte d’instinct de survie qui avait parlé pour elle, une espèce d’appel au secours dissimulé. Elle n’en savait rien, elle avait ressentit le besoin de dire à quelqu’un, même de façon cachée, qu’elle n’allait pas si bien qu’on aurait pu le penser, mais sans vouloir pour autant en parler ou expliquer quoique ce soit. Elle avait juste eut envie que quelqu’un d’autre qu’elle sache quel était son véritable état d’esprit..
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