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 Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%

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MessageSujet: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 11:28




Asha's Identification
Lookin' for Angels



« C'est de l'identité qu'est née la différence » (Heinz Pagels)
Etat-Civil


•• Nom :
Campbell. Ma famille est très ancienne, du moins, c'est ce que ma mère raconte. En tout cas, Campbell n'est pas un nom rare en Angleterre.

•• Prénoms :
Asha & Irina.
Asha est un prénom d'origine hindou qui signifie espérance. Irina, quand à lui, est un prénom d'origine russe qui signifie paix. Deux nobles prénoms pour une jeune femme comme moi.


•• Date de Naissance :
Il est des choses que l'on ne demande pas à une femme quand on ne la connait pas, très cher. Mais soit, si vous considérez que ceci est important... Je suis née le 12 octobre 1982.

•• Âge :
Êtes-vous à ce point mauvais en math que vous me demandez de vous confirmer mon âge ? C'est vraiment parce que vous faites partie de l'Etat-Civil que je vous le donne. A ce jour, j'ai 27 ans.

•• Métier :
Je suis une toute jeune diplômée de l'Université de Cambridge où j'ai fini, avec succès je dois le dire, mes études de médecine. La logique veut donc que je sois médecin. Difficile d'être agricultrice avec des études comme les miennes.

•• Casier Judiciaire :
A ce jour, mon casier judiciaire reste aussi vierge que la neige qui vient tout juste de tomber. Je suis quelqu'un d'extrêmement regardant au niveau des lois et je les respectes toujours.


•• Groupe :
Torchwood.[/font]


« L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord » (Napoléon Ier)
Live to tell the tale



Diary's Chapter
« Do you really want to know who I am inside ? »




January, 13th 1990

Cher Journal… Aujourd’hui, je suis tombée sur mon acte de naissance. Je sais que c’est quelque chose d’assez banal. Mais c’était quand même assez rigolo. J’ai pu ainsi voir tous les détails de ma naissance. L’heure à laquelle je suis née, quand, où et de qui. Parce que c’est très important pour moi qui vit seule avec ma maman, sans mon papa. Je suis née mardi 12 octobre 1982. Eh oui, Journal. J’ai eu huit ans il y a pas très longtemps. Mon papa s’appelle Henry Campbell et ma maman, c’est Ragna S’graìen. Je sais pas comment ça se prononce parce qu’elle l’a jamais prononcé devant moi. Mais je sais juste qu’elle est irlandaise, ma maman. Parce qu’elle est née à Dublin. Mais que ses parents viennent d’Inde. Mon papa, lui, il doit être anglais. Ou peut-être écossais, je sais pas. Maman me parle peu de papa. Il est parti de la maison quand j’avais un an. Et j’ai pas trop de souvenirs de lui. Tout ce que je sais, c’est que ma maman elle m’a dit que mon papa et ben il avait des trucs à faire. Et qu’il fallait juste qu’il parte. Moi, je suis née à Cardiff et c’est la ville où j’habite toujours pour le moment. Dans un tout petit appartement dans lequel on héberge parfois un chat ou un chien malade. Avant qu’il s’en aille lui aussi. Peut-être que les gens et les animaux ils aiment pas maman. Mais moi je l’aime bien, ma maman. Elle est gentille. Et elle fait toujours plein de gâteaux ou des câlins quand je suis triste. Parce que dès fois je suis triste à l’école. Les enfants y sont pas toujours gentils avec moi et ils me font du mal. Mais je dis jamais rien à ma maman. Parce que je veux pas qu’elle soit triste mais je sais pas comment, elle le sait toujours. Moi, je m’appelle Asha Irina Campbell. Je sais que Asha veut dire « espérance » dans la langue natale de ma maman et qu’Irina c’est d’origine russe et que ça veut dire… « Paix » je crois… Mais je suis pas sûre il faudrait que je redemande à ma maman.

Je dois te laisser, Journal. Ma maman veut que je vienne manger.

July, 21st 1992

Cher Journal… Relire ce que j’ai écrit quand j’étais plus petite me fait bizarre. Et j’ai vu plein de fautes qu’aujourd’hui je peux éviter. Mais je ne suis pas sûre que je ne fasse pas de fautes d’orthographes ou de temps. En tout cas, quand je demande à ma maman où est mon papa, elle me répond évasivement qu’il est Inde, en Chine, au Japon. Et je la crois. Elle me montre toujours des cartes postales de ces différents pays avec des mots d’amours que mon père nous adresse. Il me manque, je l’avoue. Je ne le vois qu’à travers des photos ou des vidéos qui ont été prises d’avant ma naissance et jusqu’à mes un an. Mais il travaille. Enfin je crois. En tout cas, ce n’est pas de mon papa que je veux te parler mais bien de quelque chose que j’ai vu cette nuit. J’ai vu une étoile filante. Je sais que ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel, que ça arrive de temps en temps et qu’il faut faire un vœu qui se réalisera. Je n’ai pas fait de vœux parce que j’ai oublié d’en faire un mais j’étais séduite par ce truc qui traverse le ciel. Ce grand machin blanc et je m’en suis imaginé des choses. Qu’il y avait des gens qui vivraient dessus. Mais si j’en parle à quelqu’un, on va me dire que je suis bizarre. Mais je ne crois pas être bizarre. Peut-être que j’ai raison, qu’il y a vraiment des gens qui vivent sur l’étoile filante. Et peut-être qu’il nous ressemble.

En tout cas, à l’école, il y a une fille qui a dit la même chose que moi, ben les gens lui ont dit qu’elle devrait se faire soigner. Parce qu’elle était folle. Que les extra-terrestres, ça n’existait pas. Mais qu’est-ce qu’on en sait ?

Je dois encore te laisser, comme chaque soir. Parce que j’ai plein de devoir à faire et ma maîtresse est quelqu’un de très peu sympathique.

October, 12th 1997.

Cher Journal… Aujourd’hui, j’ai quinze ans. Et je t’écris adossée contre la pierre tombale de mon père. Ma mère s’est enfin décidée à me dire la vérité sur l’étrange et longue absence de mon père. J’aurais pu le comprendre toute petite. Je n’aurais pas grandis dans un rêve illusoire qui m’aura terriblement fait souffrir. Il est vrai que je me doutais depuis fort longtemps de la vérité. Mais comme chaque enfant, il y a une part en nous qui ose encore espérer. Croire. J’ai perdu toute croyance et tout espoir. Ce Dieu auquel ma mère a essayé de me rendre fidèle n’aura fait que m’abandonner en réalité. Comment croire en quelque chose que l’on ne peut pas croire ? Tout est difficile, en ce moment. Je vois ma mère partir doucement rejoindre mon père. La maladie qui l’a atteinte ne fait que la rendre aussi misérable qu’un vers de terre. La comparaison est peu flatteuse et de très mauvais goût, je le conçois, mais quand je la regarde, je ne fais que voir ça. Un vers de terre dans un fauteuil roulant. Le reflet de ce que je risque de devenir peut-être un jour. La Chorée de Huntington est une maladie génétique. Une maladie dégénérative qui nous emmène droit contre le mur. Nous mets face à la mort à un moment ou à un autre. Je prie le Ciel, les Astres, je supplie la force suprême qui nous a jeté sur terre pour que ce fléau ne s’abatte pas sur moi aussi. Je veux vivre et à quinze ans, devoir se dire que finalement notre vie s’arrêtera à l’aube de nos quarante ans a tendance à me foutre les boules. J’ai peur, Journal. Peur de ce que l’avenir me réserve. Peur de ce que je serais quand ma mère, ma très chère mère le quittera. Je n’ai plus qu’elle aujourd’hui. Elle et toi, Journal. Mais entre des feuilles de papiers, aussi rêches et froides que l’indifférence et la chaleur réconfortante des bras d’une mère, il y a tellement à envier.

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. J’en suis à ma première année de lycée et je sais que ma mère ne me verra jamais afficher fièrement mon diplôme de fin de lycée au-dessus de la cheminée. Qu’à la remise des diplômes, je serais seule. Que les gens qui m’applaudiront ne seront jamais pour moi que d’illustres inconnus. Et j’ai peur de ça. Peur de me retrouver seule, sans rien. Juste avec des souvenirs beaucoup trop douloureux pour que j’accepte de m’en rappeler jour après jour. Comment faire vivre ma mère alors que la dernière chose que je verrais d’elle, c’est une femme incapable de s’habiller seule, incapable de vivre seule. On s’inquiétait pour elle : les médecins, les voisins. Et moi, je les rassurais. Mais qui me rassurait, moi ? J’étais seule dans cette épreuve et surtout pas soutenue par celles que j’avais considérée, un temps, mes amies. Ca fait toujours mal de se sentir abandonnée par celles que l’on croyait proches. Mais la maladie avait ce pouvoir de faire peur aux gens. Et celle de ma mère leur avait fait peur. Je les avais pourtant prévenues, la première fois qu’elles étaient venues chez moi depuis la maladie de maman. Mais il semblerait qu’elles aient oubliés. Et elles sont parties sans demander leur reste. Lâches.

Ce qui fait que je me retrouve seule, cette année. Une fois de plus, pour ne pas changer. Tu sais Journal, cette nuit, en levant la tête, j’ai revu une étoile filante. Et j’ai repensé à ce que je pensais en étant plus petite. Qu’il y avait quelqu’un qui vivait dessus. Ma solitude est telle que je rêve de devenir une étoile, pour être à côté des milliers d’autres qui scintillent, qui brûlent dans la nuit, gardiennes des plus grands mystères, des plus grandes intrigues. Et que nous, pauvres mortels, ne faisons que contempler jusqu’à ce que l’heure de notre mort n’arrive. Non pas que je veuille mourir. Mais oui, je rêve un jour de découvrir ces étoiles, de percer leur mystères. Mais je crois, Journal, que la vie me réservera plus de surprise que ce que je pense.

May, 02nd 1999

Cher Journal… Une autre vie commence pour moi. Ce que j’avais prédit s’est finalement réalisé. Ma mère a quitté ce monde et sans trop de souffrance, me laissant seule avec des souvenirs que je ne peux supporter. J’aimerais qu’on me lobotomise le cerveau, qu’on me fasse oublier qui je suis et pourquoi je suis née. J’ai perdu mon point d’ancrage, ma raison d’être dans ce monde froid et sans intérêt. Après un père absent et inconnu, j’ai perdu la chaleur d’une mère aimante qui dans les derniers jours de sa vie ne semblait même plus capable de me reconnaître. Je suis seule, âgée d’à peine dix-sept ans. Trop vieille pour aller dans un orphelinat mais trop jeune pour vivre seule. Et cet appartement à Cardiff où j’ai grandie et passée l’entièreté de ma vie est un endroit insupportable pour moi. Où que j’aille, quoi que je fasse, le moindre de mes gestes me rappelle ses sourires. Et mes discussions avec elle. Notamment une fois où je lui ai fait part de mes pensées, de mes croyances. Je lui ai demandé :

« Est-ce que tu crois aux extra-terrestres, maman ? »

Je me rappelle encore de ce petit sourire en coin qu’elle a eut alors qu’elle coupait les carottes. J’avais douze ou treize ans, je ne sais plus trop. Et puis, elle s’est tournée vers moi, mitigée entre l’amusement et l’inquiétude et elle ne m’a pas répondu. Enfin si, elle m’a demandé :

« Tu as parlé au médecin de tes maux de ventre ? »

J’ai compris ce jour-là, Journal, qu’elle n’y croyait pas. Et que dans un sens, elle me demandait de ne pas y penser, de ne pas en parler. Mais dans un univers aussi vaste, aussi immense, comment croire un seul instant que nous soyons les seuls ? J’étais persuadée – et je le suis toujours – que nous n’étions pas seuls dans cet univers. Que nous n’étions un grain de poussière. Je crois, Journal, que l’on peut me prendre pour une folle. Notamment si on te relit, toi et tes semblables – si je me rappelle, je dois avoir écrit un peu plus de sept journaux – et mes divagations, qui n’en sont peut-être pas, on me prendrait pour une folle. Mais parfois, j’ai passé mes journées à relever tout ce qui n’était pas normal. Du moins, tout ce qui sortait du commun. Et je serais bonne pour l’asile.

Mais qui sait Journal… Peut-être que quelqu’un m’en sortirait.

July, 02ndth 2001

C’est les vacances, Cher Journal, et je vais peut-être pouvoir me consacrer un peu plus à toi. J’avoue t’avoir négligé mais il faut me comprendre, j’étais en pleine période de révisions pour des examens que j’ai eu haut la main. Comme la plupart – la totalité en fait – de mes examens. Cette facilité que j’ai d’apprendre, de mémoriser rend ma vie encore plus monotone qu’elle ne l’ait. Il suffit que je lise quelque chose deux ou trois fois pour que je le retienne. Ma vie est sans surprise et j’aimerais qu’elle ait plus de piments. C’est peut-être pour ça que j’ai décidé de faire médecine. J’ai envie d’aider les gens, oui, mais je veux aussi relever des défis, qu’il y ait du piment dans ma vie. Mon psychiatre m’avait conseillé alors de devenir flic. Mais personnellement, ce n’est pas trop mon truc et quand je vois que certains représentants de l’ordre ont tendance à devenir… gras. Non merci, très peu pour moi. Alors tout ce qu’il me restait, au final, c’était la médecine. Donc voilà, je me suis inscrite à l’Université de Cambridge. Je quitte Cardiff, ma chère Cardiff, pour Cambridge. Ca va me fait bizarre, Journal, mais peut-être que ce changement me permettra de tourner la page. De fonder un cercle relationnel que j’ai toujours eu très lacunaire.

Je t’écris dans un appartement vide, Journal. Parce que je me prépare à partir pour le campus. Je sais que je ne devrais pas me sentir coupable de quitter ce lieu mais c’est bien plus fort que moi. J’ai l’impression qu’on m’arrache à mes racines. Qu’on me brise en deux. C’est peut-être exagéré. Ou ça ne l’est pas. Mais les faits sont là. J’ai mal. Mais je dois partir. Alors je partirais. Je dois te laisser Journal. Le taxi que j’ai appelé pour m’emmener à Cambridge est en bas. Il n’attend plus que moi. Et j’ai envie de jeter un dernier coup d’œil à cet endroit où j’ai vécu. Voir mes gribouillis sur les murs quand j’avais deux ou trois ans, me remémorer même mes premières brûlures sur la gazinière. J’en ai besoin. Parce que cet appartement, cette ville, fait partie de moi.

** ** ** ** ** ** ** ** ** ** ** **


Finalement, j’en suis rendue à écrire même dans le taxi. Je n’ose pas regarder défiler le paysage par la fenêtre. Le chauffeur a tenté de me faire la discussion mais en vain, il s’est heurté à un mur. Je ne peux me résoudre en réalité à me dire que je pars pendant un long moment. Parce que je ne reviendrais même pas pendant les vacances. Après tout, qui irais-je visiter ? Je n’ai plus de famille, je n’ai pas d’amis. Je reste seule, j’erre dans ma solitude. Et mon cœur, lui devient aussi dur que la pierre. Comme si la Méduse l’avait regardé lui et non pas mes yeux pour me transformer en statue. Et je souffre en silence. Comme toujours depuis la mort de ma mère. Mes larmes ne seront qu’à moi. Je ne les déverserais que sur tes pages, sous le regard de la Lune. Pour qu’elle les garde secrète. Je vais peut-être arrêter d’écrire. La conduite du chauffeur est excellente mais mon écriture l’est moins. J’écrirais à mon arrivée sur le campus…

A bientôt, Cher Journal.

September, 14th 2002.

Oh MY GOD ! C’est la première chose à laquelle j’ai pensé quand je l’ai vu. OH MY GOD ! Il représente pour moi tout ce que je ne suis pas : la joie de vivre, le bonheur et la popularité. Ma première année de médecin s’est finie sans trop de soucis. Et je suis fièrement arrivée deuxième sur mille quatre cent. En sachant que pour valider ma première année, je devais au moins être dans les quatre cent premiers. Une facilité déconcertante pour moi. Lui ? C’est Taylor Hamilton. Et il est arrivé premier. Mais ça limite, ça n’a aucune importance. Mais il n’est venu me parler que ce matin. Avec son sourire ravageur et son attitude « beau brun ténébreux pas fait exprès » il m’a demandé s’il pouvait s’asseoir à côté de moi. Crois-tu, Journal, que devant une telle personne, j’ai pu dire non ? Impossible. Je suis restée là, telle une idiote, à le contempler avec… un air niais. Je suis sûre qu’il l’a repéré mais il n’a pas eu l’air de trop s’en faire. Il m’a retourné mon sourire – sûrement moins niais que le miens – et s’est assis à côté de moi, alors que je ne lui avais pas répondu. Je crois que si on m’avait demandé si j’allais bien, j’aurais répondu oui, sans aucune hésitation. Je n’aurais plus fait semblant. Je n’aurais plus menti. J’aurais dit la vérité.

Être proche de lui me fait beaucoup de bien, Journal. J’ai cette impression – et une bonne – que je peux lui faire confiance. Qu’en plus d’être physiquement parfait à mon goût, il est parfait tout simplement. Bien que ma mère me dise toujours que ce qui était trop parfait ne l’était donc plus assez, je trouvais en Taylor quelque chose de surnaturel. Et je l’imaginais alors venant d’une autre planète. Non, je ne suis pas dingue – ou alors un peu je le conçois – mais je ne le trouve pas humain. Bon d’accord, je me fais sûrement des films et je ferais mieux de m’arrêter là, avant que l’on ne m’envoie réellement à l’Asile parce que je suis complètement fêlée. Ou alors je suis tout simplement train de tomber amoureuse.

Tu sais, Journal, je ne suis jamais tombée amoureuse. Beaucoup de garçons m’ont demandé de sortir avec eux, mais j’ai toujours refusé. Solitaire dans l’âme, peut-être, mais à l’époque, je me devais de m’occuper de ma mère mourante. Et être avec un garçon ne m’aurait guère laissé de temps. J’aurais dû partager mon temps libre, très limité, entre ma mère, mon petit-ami et toi, Journal. Et ne pas écrire mes pensées intimes est un fait que je n’accepterais jamais. J’ai besoin d’écrire pour me purger de certaines journées particulièrement dures, pour mettre à plat mes pensées, pour faire le point sur ce que je viens de vivre. Mais aujourd’hui, je suis perdue. Je ne sais pas quoi penser. Du fait qu’à chaque fois que je pense à lui, mon cœur s’emballe, mon estomac papillonne. Je ne sais pas si c’est bien ou pas. Qui vivra verra, dirait le dicton. Alors je vivrais, comme toujours, et je verrais.

December, 24th 2003.

Joyeux Noël, Journal. J’espère que ton Noël sera aussi beau que le mien. Il neige sur le Trinity College, là où j’étudie. Et il neige partout sur Cambridge. Les décorations sont de mises, les chants aussi. Je ne me lasserais jamais d’entendre les gens chanter leur joie. Les fêtes de Noël font parties des rares moments de l’année où je me sens en paix. Mais cette année, en particulier, un évènement a changé le cours de ma vie. Je ne peux m’empêcher d’écrire. Alors qu’il est allongé à côté de moi, endormi sur le ventre. Je dois avouer qu’il était exactement comme je me l’imaginais. Son dos est musclé et chacun de ses muscles saillent, se contractent au moindre de ses mouvements et le rende encore plus séduisant qu’il ne pouvait l’être avant. Si Taylor n’est pas un humain, alors c’est au moins un Ange. Un ange tombé du ciel pour me sortir de ma perdition. Ca fait un an presque jour pour jour qu’on est ensemble. Je me rappellerais sans cesse ce Noël, où il est venu sous ma fenêtre. Exit les cailloux jetés contre la fenêtre. C’était une boule de neige. Je dois avouer que j’étais surprise quand j’ai entendu le bruit étouffé de la boule qui s’écrasait contre la vitre. J’avais hésité à ouvrir avant de me diriger vers la fenêtre. Que j’ai ouverte. Pile au moment où une autre boule était envoyée. Je me la suis prise en pleine figure et ais failli hurler contre le crétin qui avait fait ça. Avant de me rendre compte qu’il s’agissait de Taylor. Je me suis adoucie, très rapidement avant de lui demander ce qu’il voulait.

Je te l’ai déjà raconté, Journal, mais ce jour-là, il m’a demandé de sortir avec lui. Cela ne faisait que quelques mois qu’on s’était rencontré. Pas de quoi fouetter un chat. Et j’ai eu peur que ce ne soit que précipiter. Qu’il n’ait pour intention que de me mettre dans son lit. Mais il a attendu. Une année. Que je sois prête. Que je fasse front à mes démons intérieurs. Et j’ai toujours eu peur qu’il ne m’abandonne. Parce que je n’aurais pas supporté une nouvelle perte. Oui. J’aime Taylor, je peux l’affirmer sincèrement avec lui. A vingt-un-an, il a fait de moi une femme. Avec tout le respect du monde. Avec tout l’amour qu’il pouvait me porter. Je ne peux pas parler d’Âme-Sœur parce qu’on est jamais sûr de l’avoir trouvé. Sauf quand on la perd, dit-on. Mais pour le moment, je sais que je serais capable de passer le reste de mes jours avec lui. IL est si prévenant, si gentil. Si… Je ne suis pas capable de le définie. Oh bien sûr, il a ses défauts. C’est une sacrée tête de mule quand il s’y met, un peu comme moi en réalité. Et je l'aime... Réellement. Sincèrement...


Dernière édition par Asha I. Campbell le Sam 12 Déc - 22:00, édité 26 fois
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 11:28


Painful Chapter
« It's gonna hurt a little... »



Je relevais le nez de mon journal, un moment, ayant cette impression pour le moins étrange de ne pas ressentir la pression familière d’un corps sur un lit. Comme si on venait d’enlever quelque chose. Je regardais autour de moi, avant de poser le regard sur le lit. Et de me rendre compte que Taylor n’était plus là. Je savais pertinemment qu’une fois que j’écrivais, j’étais tellement plongée dans mes pensées que je ne me rendais pas forcément compte de ce qu’il se passait autour de moi. J’étais comme dans un autre univers, une bulle qui n’appartenait qu’à moi seule. Et je me perdais souvent dans mes divagations. J’avais posé mon journal à mon côté et avais regardé tout autour de moi, pour essayer d’apercevoir, dans cette oppressante pénombre, le profil de mon amant. Hélas, n’y voyant rien, je me levais. Le contact de mes pieds sur le sol froid me fit frissonner, Je me dirigeais alors vers la salle de bain et allumais la lumière. Personne. Je m’en allais ensuite vers la cuisine. Personne non plus. Mon appartement n’était pas bien grand et en l’espace de cinq minutes, j’avais tout fouillé. Il n’y avait plus aucune trace ni de Taylor ni même de ses affaires. Et ça, ça avait le don de me faire flipper. Je m’habillais en quatrième vitesse, complètement à l’arrache en réalité, et sortais. La neige tombait tout autour de moi. Les flocons blancs se mêlaient à la noirceur de ma chevelure avant de fondre à cause de la température de mon corps. Je me mordillais les lèvres et me dirigeais alors vers l’appartement de Taylor.

Je ne sais pas combien de temps ça m’a pris. Mais je sais que j’ai hurlé comme une folle tout comme j’ai frappé comme une malade sur sa porte. Pour lui intimer de m’ouvrir. Mais personne ne m’a ouvert. Et personne ne m’ouvrira jamais. Un voisin avait ouvert sa fenêtre et m’avait hurlé de la fermer. Je ne lui répondis pas mais lui jetais un regard courroucé. Mais merde enfin ! Je m’inquiétais de ne pas savoir où étais Taylor. Et les gens étaient trop obnubilés par leur petite routine à la noix que la Terre pourrait exploser sous leurs yeux que tout ce qui les intéressaient serait de savoir si les photos de leur mariage pourraient être sauvées ! Et cette attitude trop humaine, trop stupide me donnait envie de vomir parfois. Je posais ma tête contre la porte froide et fermais les yeux. La seule question qui me traversait l’esprit c’était : où était Taylor ?

Les heures ont passées. Taylor n’est pas revenu. Les jours ont passés. Taylor n’est pas revenu. Pas même en cours. Et les jours se sont transformés en semaines, qui se sont transformées en mois. Et son absence est pesante. Douloureuse dirais-je. Les spéculations vont bon train. Avec la désertion de Taylor du campus de médecine, je passe irrémédiablement Major de promotion. Et nombreuses sont les langues de vipères qui jurent et affirment leur grand dieu que j’ai tout fait pour me débarrasser d’un adversaire. D’un concurrent. Mais depuis ce soir de Noël, où il avait jeté cette boule de neige contre ma fenêtre, j’ai cessé de le considérer comme un adversaire. J’ai failli queuter mon année de médecine. Ma troisième année de médecine. Je me renfermais sur moi-même, souffrait en silence. Sans personne pour me secourir. Et là, la dure réalité me rattrapa. Mon incompétence à sauver mes proches, à les préserver, me revenait en pleine figure. Bien que je ne sois pas responsable de la mort de ma mère, je me rappelais sans difficulte son dernier jour.

Cardiff. Il pleuvait encore et invariablement sur Cardiff. De toute façon, il pleut toujours en Angleterre. Je me dirigeais en courant vers le lycée. J’en étais à ma 10th Year et j’étais en retard en cours. Je resserrais difficilement ma cravate, le visage creusait par la fatigue. J’étais de plus en plus épuisé. Ma mère était parfois prise de crise de démence qui la faisait souffrir mais me faisait souffrir tout autant qu’elle. La voir mourir ainsi était terriblement atroce. Une souffrance que je ne souhaitais à personne. Pas même mon pire ennemi. Et j’en étais rendue là de mes réflexions que je ne me rendis même pas compte que je venais de franchir le portail de mon lycée pour ma deuxième partie de journée. Je ne remarquais même pas le regard du surveillant général, comme s’il avait pitié de moi. Je franchissais les portes qui me permettraient ainsi d’être au sec et je secouais ma tête. Mes longs cheveux étaient détrempés, comme la plupart des autres élèves de l’école. Et je ne parlais même pas de mon uniforme, qui me donnait l’impression d’avoir plongée tout habillée dans un lac. J’allais arriver dans ma salle de classe quand on me retint par le bras. Le regard bleu du surveillant général du Lycée s’était posé sur moi et d’une voix douce, trop douce, il annonça :

« Miss Campbell… Le Directeur vous attend dans son bureau. »

Je le regardais, interloquée, avant de tourner les talons et de me diriger vers le bureau du directeur. La porte en chêne massif, sombre et imposante, nous faisait tous un peu peur. Jamais personne ne savait vraiment pourquoi on allait dans son bureau. Mais ce n’était jamais bon signe. L’estomac noué, je toquais à la porte avant d’entendre sa voix s’élever me donnant la permission d’entrer, ce que je fis. J’avais toujours été impressionnée par la carrure massive du Directeur. Mais aujourd’hui, cette même carrure semblait s’être affaissée. Il me fit signe de m’asseoir et j’obtempérais, silencieuse. Tout en continuant à le fixer, mon cerveau imaginatif se mit à imaginer les pires scénarios. En revanche, celui qu’il me servit sur un plateau d’argent me fit chavirer. Sombrer dans un désarroi sans faille. Je me levais, avant même qu’il est fini de parler et sortit du bureau, en courant. Je bousculais les élèves retardataires, me moquais éperduement des cris de protestations sur mon passage. Tout ce que je voulais, c’était atteindre le Llandough Hospital le plus rapidement possible.

J’aurais pu me faire renverser une bonne dizaine de fois. J’aurais pu mourir un autre bon nombre de fois aussi. J’arrivais encore plus trempée à l’hôpital que je ne l’étais à l’école. Mes longs cheveux corbeaux se plaquaient contre mon visage, mes chaussettes étaient complètement imbibées d’eau. Inquiète, une infirmière s’approcha de moi et me demanda ce que je voulais. C’était la voix d’une morte qui s’éleva, aussi grave que pouvait l’être une voix d’outre-tombe :

« Ragna Campbell… On m’a dit… »

L’infirmière me demanda si j’étais de la famille, ne me laissant guère le temps de finir de parler. Je l’observais, incrédule, et sifflais, d’un ton teinté d’agacement et de douleur, entre mes dents, que j’étais sa fille. Le regard de la jeune femme se voilà. Elle m’observa en silence, un moment, avant de me faire signe de me suivre. Chose que je fis non sans broncher. Et à chaque fois que nous avancions, à chaque fois qu’un pas me rapprochait de plus en plus de ma mère, mon cœur s’alourdissait, mes jambes devenaient comme du coton. Mon cerveau perdait toute la rationalité dont je pouvais faire preuve. Le lampion « morgue » scintilla au-dessus de ma tête alors que je passais les portes avec un médecin. Je ne m’étais pas rendue compte du changement de personnel. J’étais bien trop plongée dans ma bulle de coton, anesthésiée par une réalité que je refusais d’affronter. On m’emmena près d’une table où quelque chose reposait sous un drap blanc. Le médecin souleva avec respect le drap. C’est là que je revis son visage pour la première fois. Un visage apaisé, libéré des marques de la souffrance et de la douleur. Libéré de sa maladie. Je restais stoïque devant le corps sans vie de ma mère, espérant dans un dernier sursaut de douleur qu’elle ouvre les yeux. Mais ça n’existait que dans les rêves et les histoires. Elle était bel et bien partie. Et je m’effondrais douloureusement au sol, pleurant la dernière personne qui me restait sur terre. Je lui avais promis de l’accompagner le jour de sa mort. Et elle était morte seule. Dans notre appartement. Sans moi.



The Award Chapter
« You're a Genius ! »




Torchwood's Chapter
« A guy, a girl and a dog... A dog ? Is it... A dog ? » (Just a kind of dog =D)



Dernière édition par Asha I. Campbell le Sam 12 Déc - 16:32, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 11:28

+1


Dernière édition par Asha I. Campbell le Sam 12 Déc - 17:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 11:29

+3 : Moi ? Folle ? Si vous saviez ce que je suis capable de faire dans une fiche xD
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 11:29

+4 : Bon je m'arrête là... Bien que je sois sûre que cela me suffise =D


Dernière édition par Asha I. Campbell le Jeu 26 Nov - 1:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 12:48

Bienvenue à toi
Bonne chance pour ta fiche affraid Waw rien que ça
Et après on dit que je fais des fiches longues
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 13:02

Mdrrrrrrrr Okay alors bon courage pour ta fiche et Bienvenue
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 16:41

Hum hum...

Ma dernière fiche de présentation faisait 18 posts =D
Mais je ne pense pas faire autant avec Asha...
Enfin sait-on jamais ^^

Merci pour les accueils =P
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 17:08

J'ai peur là d'un coup

Bienvenue en tout cas, et trèèèès bonne chance Shocked
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 17:20

Beuh non pourquoi avoir peur ?

Merchi Gemma ^^
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 17:24

Bienvenue ! Et Bon courage oui affraid
Dire qu'après c'est à nous de tout lire
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 17:25

Bonne question Razz Peut etre parce que je ne te comprendrai jamais de faire une fiche aussi longue
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 17:38

Ah les pauvres membres du staff forcés de lire des romans xD
Je vais essayer de bien faire passer la pilule pour que ce soit des plus agréables à lire ^^

Mais si vraiment vous ne voulez pas lire beaucoup, priez pour que je ne sois pas dans une période d'inspiration ^^
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 18:10

Non mais, c'est toujours agréable de lire des fiches je trouve Surtout quand ensuite on veut Rp avec la personne comme ça on s'est à quoi s'attendre
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 20:20

Baon j'ai fini la mise en page ^___^
Donc j'attaque l'histoire ce soir =P
Et j'espère finir demain ou durant la semaine prochaine
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 21 Nov - 20:35

Super la mise en page J'aime Surprised

Juste au passage, pour le groupe, Asha est Scientifique, Agent, Soldat ou Médecin à Torchwood ?!
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Dim 22 Nov - 1:30

Médecin... Je l'ai précisé What a Face
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Dim 22 Nov - 1:41

Je vais avoir une collège alors ! Surprised
Bon d'accord, j'arrête de flooder et je te laisse finir ta fiche
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Dim 22 Nov - 1:43

C'est pour ça que j'ai pris les médecins
Je suis le genre de personne à prendre les groupes les moins remplis pour justement les remplir =D

Et l'inspiration me vient en fonction de mes choix...
Oui oui j'arrête de flooder aussi ! Et je fais ma fiche ^^
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Mer 23 Déc - 19:46

Je voulais juste dire que j'ai lu le début de ta fiche et je suis fan Shocked
J'ai hâte de voir la suite Bon courage !
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   Sam 23 Jan - 1:03

C'est bon !

Je suis définitivement de retour et prête à reprendre du service xD
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MessageSujet: Re: Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%   

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Asha Irina Campbell ▬ « Come Closer » 55%
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